BONJOUR Guy, Jacques, Jean

Par Gilbert Beaubatie

Né le 24 février 1922 à Aigurande (Indre), fusillé par les Allemands le 17 juillet 1944 à Brive (Corrèze) après condamnation à mort ; mécanicien dans l’armée de l’Air ; résistant de l’Armée secrète (AS), du Mouvement de Libération nationale (MLN) et des Mouvements unis de Résistance (MUR).

Originaire de l’Indre, Guy Bonjour était le fils de Marie-Louise Foulatier, couturière, et de père inconnu, il fut reconnu et légitimé par le mariage de Marcel, Auguste Bonjour avec sa mère le 27 janvier 1934. Son grand-père était journalier. Mécanicien et radio navigant dans l’armée de l’Air, Guy Bonjour fut, après la signature de l’armistice, affecté à la compagnie de guet 14/72 cantonnée au camp des Chapélies (Brive, Corrèze) où il fut chargé des transmissions.
Lorsque les troupes allemandes arrivèrent le 11 novembre 1942, il dut partager avec des agents du SD allemand le bureau qu’il occupait à la poste. « Grand, franc, loyal et courageux », il entra en Résistance et devint le complice de Pierre Chaumeil, alias « Chocho ». Sous le pseudonyme de « Guy », il recueillit et transmit d’utiles renseignements, et participa à « maints coups durs », notamment sur la personne d’une femme qui renseignait le Service de sécurité allemand. Le 16 juillet 1944, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand du 95e régiment de sécurité siégeant au collège Cabanis (Brive) en tant que « criminel des plus dangereux », accusé « d’avoir participé comme franc-tireur » à l’assassinat « de personnes germanophiles ». Les indications qu’il communiquait à la Résistance, « en ce qui concerne l’écoute des communications téléphoniques se rapportant à des actions allemandes projetées » furent considérées comme étant « d’une importance particulière ». En dépit des pires châtiments corporels qui lui furent infligés, à l’instar de son chef Pierre Chaumeil, il justifia crânement les actes de résistance. Le 17 juillet, il a été fusillé à la carrière des Perrières (ou aux Tilleuls, selon les sources) partageant le même sort que Pierre Chaumeil, Pierre François et Marc Delmas, dit Besso
Le 18 septembre 1947, le conseil municipal de Brive a donné son nom à une rue de la ville. Une stèle rappelle les terribles circonstances de sa disparition.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article149675, notice BONJOUR Guy, Jacques, Jean par Gilbert Beaubatie, version mise en ligne le 24 octobre 2013, dernière modification le 11 juin 2021.

Par Gilbert Beaubatie

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. du Centre Edmond Michelet, Brive. – Jean-Pierre Lartigue, Jean Watson, Brive : Histoire et Dictionnaire des noms de rues, Brive, Éd. du Ver Luisant, 2008. – Aide de Françoise Germane.

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