AÏT AÏSSA Mohand

Par René Gallissot

Émigré, ouvrier à Renault-Billancourt (près de Paris) ; militant communiste jusqu’en 1956 ; syndicaliste CGT et actif à l’Amicale des Algériens en France (AGTA) ; revenu à Billancourt en 1966, prenant part au mouvement des "ouvriers immigrés".

Ouvrier spécialisé (OS) aux usines d’automobiles Renault de Billancourt de 1957 à 1960 puis réembauché à Renault en 1966 jusqu’à la retraite en 1985, Mohand Aït Aïssa est un témoin de l’évolution syndicale et politique des travailleurs algériens de Renault. Il est membre du parti communiste jusqu’en 1956 (vote des pouvoirs spéciaux pour l’Algérie par le PCF). Il habite alors au quartier latin à Paris. Il est plus encore un militant important de la CGT ; délégué du personnel en 1957, il participe en même temps à la mise en place du noyau FLN de l’usine lié à la Fédération de France, puis du conseil d’entreprise de l’AGTA qui vient d’être créée et permet la double appartenance ; l’action devient clandestine en 1958.

Quand il revient à Renault-Billancourt en 1966, il n’est plus syndiqué mais participe aux luttes des « ouvriers immigrés ». Il est en mai 1968 un des rédacteurs de la « plateforme des ouvriers immigrés » qui s’élève contre leur oubli dans les accords de Grenelle signés par la CGT.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article149970, notice AÏT AÏSSA Mohand par René Gallissot, version mise en ligne le 2 novembre 2013, dernière modification le 17 août 2017.

Par René Gallissot

SOURCES : Laure Pitti, Ouvriers algériens à Renault-Billancourt de la guerre d’Algérie aux grèves d’OS des années 1970, thèse de doctorat, Université de Paris 8, décembre 2002, t.2., qui cite ses entretiens avec Mohand Aït Aïssa en 1993-1994.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément