PERON Louis

Par Jacques Girault

Né le 14 novembre 1911 à Poullalouen (Finistère), mort le 25 juillet 2002 à Lannion (Côte d’Armor) ; instituteur ; résistant ; militant communiste dans le Morbihan, le Loiret, puis à Paris.

Fils d’un commerçant devenu communiste, Louis Perron était titulaire du brevet supérieur, membre de la CGTU au début des années 1930, adhéra au Parti communiste en mars-avril 1935. Secrétaire de la cellule communiste de Baud en 1939 et membre du comité de la section communiste de Pontivy (Morbihan), au début de la guerre, il fut un des organisateurs du Parti communiste dans le secteur de Baud. Arrêté le 12 mars 1941, emprisonné à Quimper (Finistère), il fut interné au centre de séjour surveillé d’Aincourt jusqu’en mai 1942 puis au camp de Voves jusqu’en mai 1944. Responsable politique de baraque, au début de 1942, il fit partie du triangle de la direction des deux camps et organisa les cours. A la demande du Parti, il s’évada le 8 mai 1944 avec 43 internés. Il devint alors Inter-adjoint au Front national pour la Loiret, l’Eure-et-Loir, le Cher, la Nièvre et le Loir-et-Cher. Basé à Bourges puis à Orléans. Responsable des FTPF à Montargis puis dans le Loiret avec le grade de commandant, il fut le secrétaire du Comité départemental de Libération.

La guerre terminée, membre du bureau de la fédération du Loiret du Parti communiste français en 1944-1945, il quitta le département pour Paris pour devenir rédacteur en chef de La Marseillaise de Paris de septembre 1945 à novembre 1947. Habitant personnellement rue Marx Dormoy dans le XVIIIeme arrondissement, il fut membre du comité et du bureau de la section communiste de La Chapelle-Goutte d’Or de 1945 à 1948. Parallèlement il animait l’association France-URSS, un ciné-club et le Secours populaire dans le quartier. Devenu journaliste rédacteur – correspondant parlementaire à Alger républicain en décembre 1947, il rendait compte des débats de l’assemblée de l’Union française en 1948. Après une lettre de Pierre Moneva, responsable du service parisien d’Alger républicain, critiquant son action et son sérieux (3 mars 1948), il fut remis à la disposition de la direction des cadres du PCF, le 13 juillet 1948.

Péron dut alors devenir instituteur dans le Morbihan puisqu’on le retrouva du comité de la section communiste de Guéménée. Il dut revenir en région parisienne. Quand il se maria le 31 décembre 1955 à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise) avec Christiane Pijonet, il donnait une adresse dans cette commune.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article150901, notice PERON Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 16 décembre 2013, dernière modification le 1er janvier 2017.

Par Jacques Girault

SOURCE : Archives du comité national du PCF.

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