VUILLEMIN (ou VILLEMIN) Charles, Julien

Par Gilles Pichavant

Né le 28 mars 1918 à Brest (Finistère), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; officier radio de la marine marchande ; militant communiste ; résistant à l’Organisation spéciale (OS), puis FTPF.

Fils de Charles Narcisse Vuillemin capitaine au 219e régiment d’infanterie en 1918 et qui aurait été un temps officier d’ordonnance du général Pétain, et de Marie Anne Rannou, Charles Vuillemin fut pupille de la Nation.
Selon Eugène Kerbaul, Charles Vuillemin adhéra à la Jeunesse communiste (JC) clandestine vers le mois d’août 1941, à Brest. Il eut d’abord une activité de propagandiste résistant et diffusa les journaux et les tracts de la JC, du Parti communiste, et du Front national. Il participa aux campagnes d’inscriptions murales réalisées à la peinture, sur les murs de Brest, par les militants communistes durant les couvre-feux décrétés par les autorités allemandes.
Il fut versé aux Francs-tireurs et partisans (FTP) en 1942, et en devint l’un des chefs locaux. Il prit part à de nombreuses actions contre l’occupant (sabotages, attentats à main armée, attaques), et notamment, avec Yves Giloux, à l’attentat contre l’Hôtel Moderne à Brest, siège de la Kreiskommadantur.
Arrêté le 22 février 1943 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), par les policiers français,incarcéré à la prison Lafayette, il fut livré aux Allemands, transféré et détenu à Brest du 27 février au 2 mars, où il fut torturé, puis transféré à Rennes, du 3 mars au 27 juillet. Condamné par un conseil de guerre allemand le 28 août 1943, il a été fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, en compagnie de dix-huit autres résistants communistes brestois.
Une rue de Brest, dans le quartier Saint-Marc, porte son nom.
(Voir Albert Abalain.)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article151653, notice VUILLEMIN (ou VILLEMIN) Charles, Julien par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 5 janvier 2014, dernière modification le 17 avril 2018.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : Arch. FNDIRP du Finistère Nord, à Brest, Fichier des fusillés. – E. Kerbaul, 1918-1945, 1 640 Militants du Finistère, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1988. – E. Kerbaul, Chronique d’une section communiste de province, Brest, janvier 1935-janvier 1943, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1992.

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