BERGER André, Pierre

Par Gilles Pichavant

Né le 30 décembre 1922 à La Rochelle (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; monteur en chauffage ; communiste ; résistant, FTPF.

André Berger
André Berger
Fusillé le 17 septembre 1941 au Mont-Valérien ; Photo Eugène Kerbaul, Chronique d’une section communiste de province, p 275

André Berger naquit le 30 décembre 1922 à La Rochelle, d’un père ancien combattant de la première guerre mondiale qui, après avoir travaillé dans divers endroits (Luçon, La Rochelle, ile de Groix, etc.) et exercé divers métiers, finit par entrer aux chemins de fer de l’État à Thouars (Deux-Sèvres) quelques mois après la naissance de sa sœur Marguerite à l’ile de Groix, commune de naissance de sa mère. Déménageant au gré des affectation de son père, la famille s’installa définitivement à Brest (Finistère) dans les années 1930, où s’étaient déjà installés oncles et tantes. Il n’avait que 17 ans lorsque sa mère mourut à Brest le 19 décembre 1939, et il fut vraisemblablement pris en charge par un oncle et une tante, son père, Joseph Berger, mécanicien à la SNCF, étant en déplacement en permanence.

Son père, avait adhéré au PCF en 1936. Il fut l’un des premiers résistants de la SNCF à Brest, participant à la réorganisation du parti communiste dans la clandestinité avant l’occupation. Selon Eugène Kerbaul, André Berger, alors monteur en chauffage, aurait adhéré à la Jeunesse communiste clandestine à Brest, en août 1941, à l’occasion de sa reconstitution par Jean Kérautret. Il fut diffuseur de la propagande résistante, du PCF, de la JC et du FN. Sa sœur adhéra elle aussi à la JC à cette époque, entrant dans la Résistance.

À la fin 1941 et au début 1942, André Berger assura les liaisons départementales de la Jeunesse communiste. Il entra au PCF clandestin et aux FTPF en mai 1942.

Il effectua de nombreux sabotages et participa à plusieurs attentats contre l’armée allemande. Il prit part à la protection de Raymonde Vadaine et Marie Salou, lorsqu’elles saccagèrent la vitrine de la LVF, rue de Siam, en août 1942, à deux pas de la préfecture maritime, occupée par la Kriegsmarine.

Il participa à de nombreuses autres opérations, dont certaines très importantes : il fut l’acteur principal de l’attentat contre un immeuble occupé par les officiers allemands près du « Petit-Paris » en Saint-Marc, près de Brest. Accompagné de Jean-Louis Prima, il fit sauter la voie ferrée Paris-Brest, au Rody (Anse du Moulin-Blanc, en Kerhuon). Avec Jean-Marie Teurroc et Paul Monot, il fit sauter le tableau de commande électrique du trafic ferroviaire en gare de Brest.

Il fut arrêté le 22 février 1943 à Nantes, en même temps que Jean-Louis Prima, Yves Giloux, et Charles Vuillemin. Il fut transféré à Brest le 27 février, puis à Rennes-Jacques-Cartier le 3 mars. Il fut transféré à la prison de Fresnes le 28 juillet. Il fut jugé le 28 août 1843, par le tribunal allemand du Gross Paris, 11 rue Boissy-d’Anglas à Paris, et condamné à mort pour actes de franc-tireur.

Il a été fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, en même temps que 18 autres résistants communistes brestois.

Il fut inhumé au cimetière d’Ivry-sur-Seine.

En son hommage, une rue porte son nom à Brest, dans le quartier Saint-Martin, depuis 1945. A titre posthume, il fut cité à l’ordre de la division en 1947, lui octroyant la Croix de Guerre, avec étoile d’argent et en 1955, et reçut la médaille de la Résistance française. Depuis 1984, une stèle porte le nom des 19 fusillés communistes du Mont-Valérien dans le quartier de Saint-Marc (photo) et en 2010, son nom a été ajouté sur le Mémorial cloche du Mont-Valérien.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article151741, notice BERGER André, Pierre par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 4 janvier 2014, dernière modification le 2 août 2021.

Par Gilles Pichavant

André Berger
André Berger
Fusillé le 17 septembre 1941 au Mont-Valérien ; Photo Eugène Kerbaul, Chronique d’une section communiste de province, p 275

SOURCES : fichier des fusillés, FNDIRP du Finistère Nord à Brest. – 1918-1945, 1 640 militants du Finistère, d’Eugène Kerbaul, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1988. – Chronique d’une section communiste de province, Brest, janvier 1935-janvier 1943, d’Eugène Kerbaul, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1992, ISBN 2-950 7016-0-4. – Biger Brewalan, René-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère 1940-1944, Master 1, dir. Christian Bougeard, Université de Bretagne occidentale, 2009-2010. – Site Internet Mémoire des Hommes.— https://www.resistance-brest.net/ar.... — Arch. Municipales, Quimper, fonds Alain Le Grand, 22 J 210. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 49553 (nc).

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