CAILLEAU André [CAILLEAU Émile, André] [Dictionnaire Algérie]

Par René Gallissot

Né le 26 mai 1917 à Châteauroux (Indre, France), mort le 11 juin 1989 à Roppe (Territoire de Belfort) ; militant depuis 1931, puis permanent de la Jeunesse ouvrière chrétienne à Paris, envoyé par la JOC de France, en Tunisie de 1945 à 1947, responsable de la JOC pour l’Afrique du Nord en 1947-1948 ; après son mariage avec une permanente de la JOCF à Alger, employé en 1948 à la Direction d’Air Liquide à Alger, vice-président du syndicat CFTC des produits chimiques et du syndicat des assurances sociales à Alger ; revenu d’Algérie en 1952, syndicaliste CFDT par la suite, directeur de l’Assedic de Belfort à partir de 1968.

Cadet de quatre enfants,-le père était manœuvre-, André Cailleau grandit en région parisienne ; après le CEP, il entre en 1930 comme apprenti photographe industriel à l’imprimerie Draeger frères à Montrouge, au sud de Paris. Dès 1931, il milite à la JOC ; il en devient permanent de la fédération Paris Sud-Est en 1936-1937. Mobilisé dès la fin de son service militaire, il est fait prisonnier.

À son retour en 1945, redevenu permanent de la JOC, il est envoyé en Tunisie pour développer le mouvement jociste ; il est en 1947, un des organisateurs du congrès du 20e anniversaire qui se tient à Alger, et devient depuis Alger, responsable de la JOC pour l’Afrique en 1947-1948. Le 1er août 1947, il s’est marié à Albi (Tarn, France) avec une responsable à Alger, de la JOCF, Andrée Camus* . Les mariés quittant la JOC pour le syndicalisme chrétien, vivent à Alger ; le couple aura trois enfants. André Cailleau travaille à la Direction d’Air Liquide à Alger et devient vice-président du syndicat CFTC des Produits chimiques à Alger et également du syndicat CFTC des Assurances sociales.

En juin 1952, la famille rentre d’Algérie en région parisienne, à Taverny ; après un passage dans un Bureau d’études du salaire proportionnel créé par un ancien jociste, pour promouvoir l’intéressement dans l’entreprise, licencié car l’expérience échoue, soutenu par la CFTC, André Cailleau intègre le Comité national de la productivité.

En 1968, il est nommé directeur de l’Assedic de Belfort, Montbéliard et Haute-Saône. André Cailleau appartient au bureau du syndicat CFDT des directeurs d’Assedic puis devient membre du bureau de l’Union des retraités CFDT du Territoire de Belfort.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article151803, notice CAILLEAU André [CAILLEAU Émile, André] [Dictionnaire Algérie] par René Gallissot, version mise en ligne le 1er janvier 2014, dernière modification le 1er janvier 2014.

Par René Gallissot

SOURCES : Arch. JOC (SG) : fichier des anciens permanents. — M. Cliquet, Sillons, 50 ans d’action pour la justice sociale. Éditions Témoignage chrétien, 1984. – Informations et échanges d’André et Andrée Cailleau avec Eric Belouet pour compléter la notice du DBMOF, t.21 pour la notice de la nouvelle série : DBMOMS, t. 3, 2007.

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