RAFFI Paul [Dictionnaire Algérie]

Par René Gallissot

Militant communiste d’Alger à l’époque du Front populaire.

D’une famille de grande bourgeoisie algéroise, communiste au temps de la Maison de la culture d’Alger en période de Front populaire ; ami d’Albert Camus.

Importante famille bourgeoise de la société coloniale d’Alger, les Raffi, et Madame Paul Raffi, jouaient les mécènes dans la vie culturelle algéroise ; ils étaient alliés aux Mallebay qui avaient fondé en 1888 la publication culturelle La Revue algérienne. Le père, André Raffi, est chef d’armement à la compagnie de navigation Schiaffino.

Étudiant au moment du Front populaire, Paul Raffi, suit les activités de culture populaire du groupe des jeunes intellectuels autour d’Albert Camus : Théâtre du travail et fondation de la Maison de la culture d’Alger. Il adhéra au Parti communiste qui devint Parti communiste algérien à partir d’octobre 1936 ; il appartint à la cellule dite des intellectuels, du Plateau-Saulière (quartier d’Alger). Il quitta le parti à l’automne 1937 au moment de l’exclusion d’Albert Camus*. À Paris sous occupation allemande, les Raffi hébergèrent Albert Camus recherché en tant que journaliste du journal clandestin Combat.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article151988, notice RAFFI Paul [Dictionnaire Algérie] par René Gallissot, version mise en ligne le 6 janvier 2014, dernière modification le 21 mai 2018.

Par René Gallissot

SOURCES : H.-R. Lottman, Albert Camus, Le Seuil, Paris 1972. — O. Todd, Albert Camus. Une vie. Gallimard, Paris 1996.

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