CASANOVA Philippe [Dictionnaire Algérie]

Par Louis-Pierre Montoy

Né en 1900 à Mondovi (Dréan), mort à Paris en février 1979 ; instituteur à Soukh-Ahras puis répétiteur au collège de Sétif ; journaliste, élu conseiller municipal de Sétif en 1938 ; socialiste puis radical ; vivant le plus souvent à Paris, correspondant de La Dépêche de Constantine ; en 1952, attaché au cabinet de Raymond Marcelin, partisan de l’Algérie française.

Fils de Jean Casanova, employé de la Compagnie Bône-Guelma, Philippe Casanova entre à l’École primaire supérieure de Constantine et obtient en 1915 le brevet élémentaire. Il est nommé ensuite instituteur à Souk-Ahras et devient en 1925 répétiteur au collège de Sétif. Il est alors secrétaire de la section locale de la Ligue des droits de l’homme et se lance dans le journalisme et la politique.

En novembre 1925, il est directeur de L’Algérie nouvelle, journal qui venait d’être fondé à Sétif et dont l’existence ne fut qu’éphémère ; en 1930 il tente de relancer une nouvelle série. De 1927 à 1931, il collabore à L’Eveil de Sétif. Dans une chronique du 1er janvier 1928 intitulée « La leçon d’une aventure », il s’en prend à l’Emir Khaled*. En octobre 1931 il est candidat au conseil général. Sa profession de foi paraît dans Les élections, organe indépendant des intérêts de Sétif, qui ne connut qu’un numéro. Du 7 juin 1934 au 1er août 1935, il est rédacteur en chef de L’Union républicaine de Sétif où il prend à partie les amis de Messali Hadj*, en particulier le 23 août 1934 dans un éditorial : « les flibustiers d’El Oumma » (sic).

Devenu le correspondant à Sétif de La Dépêche de Constantine, il est enfin élu en 1938, troisième adjoint au maire de Sétif grâce à l’appui de Ferhat Abbas et de ses amis, ce qui lui valut les attaques d’Emile Morinaud dans Le Républicain de Constantine. D’après Le Républicain de Constantine du 15 octobre 1938, il aurait été successivement membre de la SFIO puis du Parti socialiste de France, dissidence de la SFIO en 1934 sur une base nationaliste française, avant d’adhérer au Parti radical-socialiste. En 1939, il est secrétaire de rédaction du Radical journal de la section radical-socialiste de Constantine. Il en est encore membre du comité départemental du parti radical en 1944.

En 1935 il avait été nommé pour trois ans conseiller de l’OFALAC, office de tourisme et de publicité commerciale des Chambres de commerce coloniales, subventionné par le Gouvernement général. Après guerre, il est rédacteur parlementaire à l’agence parisienne de La Dépêche de Constantine  ; il vit donc à Paris. Il est fait chevalier de la légion d’honneur en 1950. En 1952 il devient attaché au cabinet de Raymond Marcelin secrétaire d’État à la présidence du conseil, partisan de l’Algérie française et futur ministre de l’intérieur des lois contrôlant l’immigration en France. Philippe Casanova meurt à Paris en février 1979.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article152712, notice CASANOVA Philippe [Dictionnaire Algérie] par Louis-Pierre Montoy, version mise en ligne le 24 janvier 2014, dernière modification le 16 novembre 2020.

Par Louis-Pierre Montoy

SOURCE : Presse locale.

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