IRIU Dieudonné [Dictionnaire Algérie]

Par Abderrahim Taleb-Bendiab

Né le 15 mai 1917, hospitalier à Constantine, puis Alger, communiste.

Dieudonné Iriu
Dieudonné Iriu

Le père de Dieudonné Iriu, Salvator Iriu était un italien, sarde, mineur de fond immigré en Allemagne, France, puis Algérie où il exerçait la profession de mineur de fond dans la région de Skikda (Philippeville). Il a été naturalisé français.
Dieudonné Iriu se maria en 1943 avec Louise Resasco, fille d’immigrés italiens naturalisés.

Employé administratif à l’hôpital civil de Constantine (i s’occuapait des admissions), syndicaliste communiste à partir de 1947, Dieudonné Iriu, membre du PCA et correspondant d’Alger Républicain est expulsé du département de Constantine en juillet 1955, ar le préfet de l’époque Maurice Papon. Il est alors employé à l’hôpital de Beni-Messous près d’Alger. Il est arrêté début 1956 pour aide au FLN et interné au camp de concentration de Lodi près de Médéa.
Libéré avec tous les autres prisonniers lors de la signature des accords d’Évian le 19 mars 1962. Il est revenu à Constantine et a repris son poste à l’hôpital.


Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article152741, notice IRIU Dieudonné [Dictionnaire Algérie] par Abderrahim Taleb-Bendiab, version mise en ligne le 25 janvier 2014, dernière modification le 18 mai 2018.

Par Abderrahim Taleb-Bendiab

Dieudonné Iriu
Dieudonné Iriu
Camp du Lodi. Iriu est à gauche de la photo avec un pull blanc à col roulé et des moustaches.
Dieudonné Iriu découpant le mouton

Le père de Dieudonné IRIU, Salvator Iriu était un italien, sarde, mineur de fond immigré en Allemagne, France, puis Algérie où il exerçait la profession de mineur de fond dans la région de Skikda (Philippeville). Il a été naturalisé français.
Mon père, Dieudonné c’est marié en 1943 avec Louise Resasco, ma mère, fille d’immigrés italiens naturalisés.
français.
Mes parents ont eu 4 enfants . 3 garçons et une fille. Je suis le plus jeune et je suis né en 1954.
Mon père était agent administratif de base à l’hôpital de Constantine. Il s’occupait des admissions des patients.
Après l’indépendance nous sommes restés à Constantine. Mais après le coup d’Etat de Boumediene en 1965, mon père a de nouveau été inquiété pour son appartenance à la mouvance communiste. Il a pris la fuite vers la France à la mi-1966 avec mon grand frère. Ma mère, mon frère et moi somme venus le rejoindre en décembre 1966. Ma sœur est restée en Algérie, où elle était mariée.
Nous avons été accueilli à Argenteuil, qui était le lieu ou se retrouvaient les communistes algériens. Il a été amnistié sous la présidence de Giscard d’Estaing et il est mort en 1988.

SOURCES : Arch. Wilaya d’Alger. — Renseignements fournis par sa fille, Roselyne Iriu. — Clichés fournis par Jean-Gilbert Iriu.

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