COUËDO Marcel

Par Daniel Grason, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 27 octobre 1919 à Hennebont (Morbihan), fusillé après condamnation à mort le 19 juin 1942 à Vannes (Morbihan) ; ouvrier à l’Arsenal de Lorient (Morbihan).

Marcel Couëdo était le fils de Julien Marie Couëdo, usinier, et de Marie Yvonne Le Dantec, ménagère, domiciliés au Loirho en Hennebont (Morbihan). Ouvrier à l’Arsenal de Lorient (Morbihan), il avait épousé le 2 mars 1940 Albertine Anne Martie Philippe. Le couple avait deux jeunes enfants et était domicilié à Hennebont.

Le 28 mars 1942, il se trouvait avec François Cocoual et les frères François André et Marcel André dans le café des époux Bouedec à Hennebont, fréquenté par militaires allemands.
Vers 21 heures à la sortie du débit de boisson, probablement un peu ivre, Marcel Couëdo s’en prit vivement à un officier ou à un soldat allemand. Une bagarre éclata au cours de laquelle Couëdo prit un coup de baïonnette à la jambe. Les quatre hommes furent arrêtés et incarcérés à la prison de Vannes.
Ils comparurent le 17 juin 1942 devant le tribunal militaire allemand FK 750 de Vannes (Morbihan). Ce qui n’était qu’échanges d’horizons et de coups prit une dimension dramatique. Marcel Couëdo et Marcel André furent condamnés à mort pour « voies de fait sur un soldat allemand, agression et échanges de coups ». François Cocoual écopa de dix-huit mois de prison et François André, seize ans, de six mois. En fait, c’était ce dernier qui avait porté les coups ; son frère Marcel, aîné d’une fratrie de sept enfants, se sacrifia pour lui.
Marcel André et Marcel Couëdo ont été fusillés le 19 juin 1942 à 17 heures et 17 heures 03.

L’acte de décès numéro 333 dressé en mairie de Vannes le 23 juin 1942 sur la déclaration de Jules Nicollic, chef de Bureau de l’état civil, le déclare « décédé le 19 juin 1942 à 17 heures 12, place Nazareth » et porte la mention marginale « Fusillé » ajoutée au crayon.
Dans un rapport daté du 22 juin 1942, adressé au préfet du Morbihan, le capitaine Salomon, commandant la section de gendarmerie de Lorient, déclare que l’exécution a eu lieu « dans la cour de la prison de Vannes » place Nazareth.

Marcel Couëdo a obtenu la mention « Mort pour la France » le 25 novembre 1945 comme il est indiqué en marge de son acte de décès.

À Saint-Avé, le nom de Marcel Couëdo est inscrit sur le mémorial des fusillés.
À Hennebont, il figure sur le plaque dédiée aux « Combattants de la Résistance » qui a été apposée quai des martyrs dans le quartier Saint-Caradec.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article152750, notice COUËDO Marcel par Daniel Grason, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 26 janvier 2014, dernière modification le 23 septembre 2019.

Par Daniel Grason, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Sur le mémorial des fusillés de Saint-Avé
Sur le mémorial des fusillés de Saint-Avé
Quai des martyrs à Hennebont
Quai des martyrs à Hennebont
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : Arch. Dép. Morbihan, 2 W 11308, exécutés ar les Allemands ; 2 W 15894, courrier des autorités allemandes au préfet du Morbihan ; 41 J 47, fonds du Comité pour l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. — AVCC, Caen, B VIII, dossier 3 (Notes Thomas Pouty). — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan. – Mémorial GenWeb. – État civil, Hennebont (acte de naissance) ; Vannes (acte de décès).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément