DANDOIS Joseph.

Par Jean Puissant

Décédé le 23 décembre 1892 dans un éboulement au puits n°5 de Bascoup (commune de Chapelle-lez-Herlaimont, pr. Hainaut, arr. Charleroi). Ouvrier mineur, libre penseur, militant de l’Association internationale des travailleurs de Piéton (aujourd’hui commune de Chapelle-lez-Herlaimont), fondateur d’un syndicat de mineurs, coopérateur.

Joseph Dandois, ouvrier mineur de Gouy-lez-Piéton (aujourd’hui commune de Courcelles, pr. Hainaut, arr. Charleroi), fait partie, probablement depuis sa fondation le 6 mai 1869, de la section locale de l’Association internationale des travailleurs (AIT) de Piéton. Dandois participe à la grande manifestation de l’AIT à Chapelle-lez-Herlaimont, à laquelle assiste Eugène Varlin, le 15 mai 1870. Il crée une Association syndicale des mineurs, qui est concurrencée dans les années 1880 par l’extension des Chevaliers du travail de Charleroi.

Le puits de mine n° 5, situé sur Trazegnies (aujourd’hui commune de Courcelles, pr. Hainaut, arr. Charleroi) est un des puits les plus modernes de Bascoup. Il occupe 1.200 ouvriers. Les grèves y sont rares, excepté le 1er septembre 1890, date à laquelle éclate une grève pour les salaires au moment où les prix du charbon repartent à la hausse. Quelques jours plus tard, la réunion du Conseil d’arbitrage et de conciliation des charbonnages de Mariemont-Bascoup, unique en Belgique, met fin au mouvement. Joseph Dandois, qui a été élu par ses camarades, est membre de ce conseil au moment de son décès en 1892. Le propriétaire du charbonnage, Georges Warocqué, et l’ingénieur en chef, Julien Weiler, prononcent son éloge lors de ses funérailles civiles. Il s’agit d’un moment fugace mais significatif où se croisent hommages patronaux et socialistes.

En 1891, Joseph Dandois fonde une société de libre pensée, La Fraternelle, qui a l’appui du charbonnage. Actif au sein de la coopérative Le Progrès, il participe, en 1889, à l’organisation d’une première cérémonie rationaliste pour les enfants âgés de onze ans (voir texte « Préceptes de morale laïque », dans DE LA SOCIALE, Histoire du socialisme et de la coopération dans le Centre, La Louvière, 1894, p. 24). Joseph Dandois est décrit dans cet ouvrage comme un militant « zélé et désintéressé » de 1869 à sa mort (p. 51).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article152839, notice DANDOIS Joseph. par Jean Puissant, version mise en ligne le 30 janvier 2014, dernière modification le 12 janvier 2020.

Par Jean Puissant

SOURCES : DE LA SOCIALE, Histoire du socialisme et de la coopération dans le Centre, La Louvière, 1894 – PUISSANT J. (éd.), Sous la loupe de la police française, le bassin industriel du Centre (1885-1893), Cercle d’histoire Henri Guillemin, Haine-Saint-Pierre, 1988, p. 96-97.

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