COLLET [Dictionnaire Algérie]

Par René Gallissot

Instituteur retraité à Fleurus [Hassiane Ettoral] (Oranie, Algérie) ; vétéran communiste ; soutien de Lisette Vincent* ; mort vers 1932.

Sans lui donner de prénom, c’est avec un souvenir ému que Lisette Vincent* institutrice débutante à Fleurus en 1929, village colonial d’Oranie, parle d’un vieil instituteur communiste en retraite quelle nomme « Monsieur Collet ». Il lui fait entendre des disques de grande musique et de chansons à travers la cloison des chambres contiguës. Monsieur Collet logeait dans le groupe scolaire près de sa fille Mme Vincenti, institutrice elle aussi et dont le mari était directeur de l’école de filles. Monsieur Collet faisait aussi le secrétaire de mairie.

« Originaire du Jura, grand avec des cheveux blancs et des yeux bleus » Monsieur Collet lui fait lire des livres sur l’URSS et notamment Seule en Russie, de la Baltique à la Caspienne publié en 1927 par Andrée Viollis journaliste voyageuse et plus encore militante anticolonialiste, antimilitariste et féministe. Monsieur Collet pousse Lisette Vincent à la pratique des méthodes de pédagogie nouvelle (Decroly puis Freinet). Il lui apportait aussi à lire L’Humanité. Dans ses confidences, il lui dit avoir participé à la fondation en Oranie du parti communiste en 1920 et être un camarade de Pierre Larribère*. « Papa Collet » mourut quelque temps après la nomination de Lisette Vincent à Misserghin en 1932.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article153527, notice COLLET [Dictionnaire Algérie] par René Gallissot, version mise en ligne le 17 février 2014, dernière modification le 17 février 2014.

Par René Gallissot

SOURCE : J.-L.Einaudi, Un rêve algérien. Histoire de Lisette Vincent, une femme d’Algérie, Dagorno, Paris 1994.

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