DECOT Vital.

Par Edith Pirson - Jean-Paul Mahoux

Jemappes (aujourd’hui commune de Mons, pr. Hainaut, arr. Mons), 1901 – Jemappes, 10 janvier 1963. Ouvrier mineur puis propagandiste permanent syndical, dirigeant syndical socialiste, conseiller communal et échevin de Jemappes, conseiller provincial du Hainaut, dirigeant mutualiste.

Propagandiste permanent à la Fédération boraine de la Centrale nationale des mineurs, Vital Decot accepte de succéder à Victor Cornez, démissionnaire, en tant que secrétaire fédéral de la Centrale et, malgré quelques réticences comme, par exemple son manque d’instruction qu’il considère comme un frein. Il devient membre du Comité national et du Comité exécutif de la Centrale nationale des mineurs et des commissions nationale et régionale mixte des mines.

Dans les années 1950, Vital Decot effectue plusieurs voyages d’études pour le compte de la Centrale des mineurs, notamment aux États-Unis, en Angleterre et dans l’ancienne Tchécoslovaquie.

Délégué de sa Centrale au Conseil national des charbonnages, Vital Decot quitte la séance du 9 février 1959 suite à l’adoption du plan gouvernemental de fermeture de la moitié des sièges d’extraction du Borinage (pr. Hainaut) et après le rejet de la contre-proposition ouvrière de nationalisation du secteur minier. Le 13 février, le Comité de la Centrale des mineurs du Borinage décrète la grève générale en raison du débrayage spontané survenu au puits du Crachet à Frameries. Le mouvement s’étend progressivement à tous les bassins charbonniers. Dans la nuit du 24 au 25 février, Vital Decot et Joseph Dedoyard négocient, au sein du Conseil national des charbonnages, un accord prévoyant la réinsertion professionnelle des mineurs licenciés. Le lendemain, la reprise du travail est votée dans les centrales régionales. Durant l’hiver 1960-1961, Decot dirige encore les mineurs borains lors de la grève contre la Loi unique.

Sur le plan politique, Vital Decot est conseiller provincial du Parti socialiste belge (PSB qui remplace depuis 1945 le Parti ouvrier belge) du Hainaut dès 1954 et échevin des travaux publics de Jemappes après la Libération en 1945. Son action sociale s’étend au secteur mutualiste. Il est membre du Comité exécutif de la Fédération des mutualités socialistes du Borinage et du Conseil d’administration de la clinique de Baudour (aujourd’hui commune de Saint-Ghislain, pr. Hainaut, arr. Mons).

Vital Decot annonce sa retraite définitive en 1962 mais il accepte de remplacer O. Stieman* à la présidence de la Centrale nationale des mineurs.

Vital Decot décède d’une crise cardiaque, peu de temps avant d’occuper cette fonction.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article153544, notice DECOT Vital. par Edith Pirson - Jean-Paul Mahoux, version mise en ligne le 17 février 2014, dernière modification le 8 décembre 2019.

Par Edith Pirson - Jean-Paul Mahoux

SOURCES : DETHIER N., Centrale syndicale des travailleurs de la mine 1890-1950, La Louvière, 1950, p. 93 – L’ouvrier mineur, n° 1, 1963, p. 2 – Le Peuple, 11 janvier 1963, p. 4 (icono) – DEDOYARD J., 75e anniversaire de la Centrale des mineurs 1889-1964, s.l., 1964, p. 36 (icono).

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