DALGARA Louis [Louis Doutey, dit] [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

Né le 4 octobre 1885 à Paris (VIIe arr.) , mort le 25 avril 1978 à Paris VIIe ; comédien ambulant, chansonnier, dompteur puis correcteur ; individualiste.

Louis Dalgara était fils d’un employé et d’une mère au foyer.

À peine ses études terminées, il se lança « sur le trimard » par les routes de France. D’abord comédien ambulant, c’est au hasard d’un de ses voyages qu’il devint dompteur. Il se produisait au Cirque de Paris, dans diverses ménageries et au Cirque Fanni. May Picqueray, se souvenant de lui, écrivait : « Partisan d’une méthode de dressage par la douceur, Louis Dalgara est considéré comme un maître dans l’art difficile d’aborder les bêtes dites féroces... Quand un de ses pensionnaires grogne trop fort, il jette le trident et le fouet, s’agenouille devant la bête et la fixe droit dans les yeux jusqu’à ce qu’elle s’humilie en renâclant. »

Également chansonnier, il agrémentait fréquemment les réunions libertaires et autres « sorties champêtres » dans les années 1910-1914.

Le 4 juillet 1905, il épousa Émilie, Maria Mariette à Paris 4e.

En 1913, Louis Dalgara appartenait à « la Ghilde Les Forgerons », un groupement littéraire de tendance individualiste, et écrivait à l’occasion dans L’Anarchie. Il habitait 80, rue de Turenne, à Paris 3e.

En 1914, il fut mobilisé comme secrétaire au ministère de la Guerre.

En 1920, Louis Dalgara collabora à la revue L’Un (Paris, 1 numéro, mars 1920) puis Un (Paris, 7 numéros de juin à décembre 1920) dont le gérant était Marcel Sauvage* et qui avait pris la suite de la revue La Mêlée. En 1921, il fut été admis au syndicat CGT des correcteurs. Toujours poète et comédien ambulant, il continuait à animer les soirées libertaires.

Par la suite il collabora à la série d’avant-guerre des cahiers mensuels Bibliothèque de l’artistocratie (Paris, janvier 1931-juillet 1939) publiés sous la direction de Gérard de Lacaze-Duthiers*.

Le 31 août 1940, il épousa Aïda Donati à Paris 17e.

Il mourut en 1978 à l’hôpital Laënnec. Il était habitait alors au 6, rue Saint-Jean, à Paris 17e.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article154286, notice DALGARA Louis [Louis Doutey, dit] [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy, version mise en ligne le 17 mars 2014, dernière modification le 24 août 2017.

Par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

ŒUVRE : Parmi les hommes, Librairie d’action d’art de la ghilde Les Forgerons, 1916 — Zizi, professeur de java (avec Lucien de Silva), Prima, 1926 — Notre-Dame-des-Luxures (avec Raoul Genella), Prima, 1927 — Zoo-Circus, F. Piton, 1936 — Le Rire sans dents, Debresse, 1969.

SOURCES : État civil de Paris VIIe. — Arch. Nat. F7/13053. — Notes de May Piqueray, Le Réfractaire de juin 1978. — René Bianco, Cent ans de presse anarchiste, op. cit.

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