VAULOUP Arcole, Louis [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

Né à Paris le 4 juin 1877, mort à Paris en mars 1920. Ouvrier électricien. Anarchiste et antimilitariste.

Arcole Vauloup, « 1 m 69, cheveux châtains, yeux gris », fut condamné le 20 janvier 1894 à deux mois de prison pour vol. Il fut à nouveau condamné le 20 juillet 1896 à huit jours de prison pour « outrage ».

Appelé au service militaire, il passa trente-quatre mois dans les compagnies de discipline, à « Biribi ».

Devenu ouvrier monteur électricien, il fut en 1907 signataire de l’affiche antimilitariste « Aux Soldats » (voir Eugène Mouchebœuf) mais bénéficia d’un non-lieu.

En 1908, après les événements de Villeneuve-Saint-Georges, il se réfugia à Bruxelles (Belgique) où il continua de militer. Selon la police locale il faisait de la propagande à Saint-Gilles, faisait circuler des listes de souscription en vue de publier un journal anarchiste et était en correspondance avec Clément et Guillaume Le Dû*, du syndicat des terrassiers de Paris à qui de Bruxelles il aurait « envoyé des brochures contenant des formules d’explosifs ».

En mai 1910 il fonda avec Émile Aubin* le Groupe des libérés des bagnes militaires dont il fut le trésorier.

Vauloup milita également au syndicat des monteurs électriciens dont il fut secrétaire et délégué à l’Union des syndicats de la Seine avant la guerre. Il habitait alors 65, rue de la Chapelle, à Saint-Ouen.

En 1911, il était militant à la Fédération révolutionnaire communiste (FRC) et fut par la suite gérant du Cri du Soldat (septembre-novembre 1912), organe du Groupe des libérés des bagnes militaires. Il était alors domicilié 11, rue Marie-Laure à Bois-Colombes. Il se faisait adresser sa correspondance chez Audry, 6 boulevard Magenta, Paris.

Il fut l’époux de Berthe Chanson, couturière et militante (voir Berthe Vauloup).
Inculpé dans le cadre de la « 2e affaire du Sou du soldat » (voir Jean-Louis Thuillier), il comparut devant les assises de la Seine les 25 et 26 novembre 1912. Lui et ses 18 co-inculpés furent condamnés à trois mois d’emprisonnement et 100 francs d’amende.

Tuberculeux, Arcole Vauloup ne fut pas mobilisé pendant la guerre. Résistant à la guerre, il fut membre du Comité pour la reprise des relations internationales (CRRI). À l’été 1917, après l’arrestation de Trotsky, il signa au nom du syndicat des monteurs électriciens l’appel à la défense des « socialistes maximalistes ».

Il mourut à l’hôpital Lariboisière en mars 1920.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article154856, notice VAULOUP Arcole, Louis [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy, version mise en ligne le 16 avril 2014, dernière modification le 16 avril 2014.

Par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

SOURCES : AN F7/13053, 13054 et 13348 – Arch PPo GA/A10 et BA/1899– L’Humanité des 26 et 27 novembre 1912 — Notes de Jean Maitron et d’Anthony Lorry – Alfred Rosmer, « Trotsky à Paris pendant la Première Guerre mondiale », La Révolution prolétarienne, octobre 1950 – René Bianco, "Cent ans de presse anarchiste…", op. cit.

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