BAIXAS Clarin, Bonaventure

Par Claude Pennetier

Né le 13 septembre 1908 à Pia (Pyrénées-Orientales), mort en déportation à Auschwitz ; marbrier ; militant communiste de Nanterre (Seine) ; conseiller municipal.

Fils d’un cultivateur, membre du Parti communiste, marbrier, habita 166 boulevard de la Villette à Paris jusqu’en 1930, année de son installation à Nanterre (Seine, Hauts-de-Seine). Le 12 juillet 1930 à Paris XIXe arr. il avait épousé Raymonde Mora Ebely, "journalière" de seize ans (née en 1913). Le couple vécut 188, rue Philippe-Triaire à Nanterre.
Contremaître à l’usine Renault de Billancourt, Clarin Baixas, il fut élu conseiller municipal communiste de Nanterre (Seine) le 12 mai 1935, sur la liste dirigée par Pierre Brandy et Raymond Barbet, 16e sur 30.
Le conseil de préfecture le déchut le 29 février 1940, pour appartenance au Parti communiste. Il fut arrêté deux fois pour propagande clandestine et s’était fait licencier pour activisme et avait été arrêté une première fois en distribuant des tracts à la sortie de l’Usine. Il travailla alors comme marbrier à Paris.
Il fut interné administrativement le 5 octobre 1940 à Aincourt (Seine-et-Oise), Rambouillet puis Gaillon (Eure). Réclamé par les Allemands et envoyé à Compiègne et destiné à la déportation, il y mourut officiellement le 6 juillet 1942. En fait il est mort à Auschwitz, sans doute vers septembre. Sa femme reçut une lettre des autorités allemandes qui précisait qu’il était mort au travail. En fait d’après ses collègues de déportation était mort dans les premières semaines du typhus. La mention « Mort pour la France » figure sur son état civil. Il fut homologué « déporté politique » en 1955.
Clarin Baixas marié à une employé de parfumerie (assistante maternel le jour et travaillait dans une usine de parfum la nuit à l’emballage), Raymonde, et père de trois enfants nés entre 1931 et 1934 à Paris, Roger, Micheline, Odette et Colette. Sa famille resta à Nanterre après la Libération.

Ma grand mère Raymonde, son épouse à reçu une lettre de la SS qui précisait qu’il était mort au travail. En fait d’après ses collègues de train (entre Compiègne et Auschwitz) Il est mort dans les premières semaines du Typhus. Il était père de 4 enfants : Roger, Micheline, Odette et Colette. Marié à Raymonde qui était Assistante maternel le jour et travaillait dans une usine de parfum la nuit (à l’emballage ce qui n’en fait pas une parfumeuse). Elle était parisienne pur souche. Clarin était contremaître à l’usine Renault de Billancourt. Sans activité le jour de son arrestation. (il s’était fait viré pour activisme. il s’est d’ailleurs fait arrêter une première fois en distribuant des tracts à la sortie de l’Usine) Ils habitaient depuis 1930 à Nanterre. Nous avons déjà communiqué des informations sur : mémoire vive.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article15519, notice BAIXAS Clarin, Bonaventure par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 13 janvier 2022.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Seine, DM3 ; Versement 10451/76/1 et listes électorales. — État civil de Compiègne. — Note de Nadia Ténine. — Claude Pennetier, Élus et militants à l’époque du Front populaire (Nanterre), Société d’histoire de Nanterre, 1996. — Claudine Cardon-Hamet, Les 45 000, mille otages pour Auschwitz. Le convoi du 6 juillet 1942, Éditions Graphein, 1997. — Notes de Jean-Pierre Besse. — Notes de son petit-fils, Benoît Fauvet. — [http://www.memoirevive.org/clarin-baixas-45192/].

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