SARTORIS Augustin, Isidore [dit Boulogne] [Dictionnaire des anarchistes]

Par Rolf Dupuy, Daniel Vidal

Né à Nîmes (Gard) le 24 novembre 1875, mort le 8 juillet 1958. Cordonnier anarchiste, antimilitariste et syndicaliste, collaborateur de nombreux titres de la presse libertaire.

Augustin Sartoris, ami de E. Villeméjane*, a milité essentiellement à Marseille, Nîmes et Avignon. En 1899 il était à Avignon puis partit ensuite à Marseille en juin, aurait collaboré au premier numéro de L’Homme libre (Paris).

En 1902 il demeurait rue Labry au quartier des Chartreux et fit une tounée de conférences antireligieuses, antiparlementaires et antimilitaristes.

En 1903-1904 il était membre du Groupe Central Libertaire et des Jeunesses Syndicalistes Révolutionnaires. En 1904 il fut l’un des signataires du Manifeste contre la guerre en Extrême Orient et le fondateur à Marseille de la section de soutien à L’Avenir Social d’Epone, l’œuvre d’éducation populaire fondée par Madeleine Vernet*. Il était à la même époque l’un des militants les plus actifs de l’Association Internationale Antimilitariste (AIA) aux cotés notamment de A. Berrier*, Jean Marestan*, E. Merle* et A. Rivelli.

En 1910-1911, on note note sa présence à de nombreuses réunions du Comité de Défense Sociale (CDS).

Augustin Sartoris a collaboré à de très nombreux titres de la presse libertaire dont : Régénération (Paris, 1896-1908), organe de la Ligue de la régénération humaine fondée par Paul Robin*, la troisdième série de L’agitateur (Marseille, 1897) publié à l’initiative du groupe La Jeunesse Internationale, Le Cri de révolte (Paris, 1898-1899) fondé par G. A. Bordes*, Le Libertaire (1898-1900), L’Homme Libre (Paris, 1899) d’E. Girault*, L’Ere Nouvelle (Paris-Orléans, 1901-1911) fondé par E. Armand*, Le Flambeau (Vienne, 1901-1902) de G. Butaud*, L’Action Antimilitariste (Marseille, 1904-1905) organe de l’AIA, Le Combat Social (Limoges, 1907-1909) de Jean Peyroux, Les Temps Nouveaux (Paris, 1908-1909), L’Ouvrier Conscient (Marseille, 1909) de Gustave Cauvin*, L’ouvrier syndiqué, organe de l’USCO, Par dela la mêlée (Orléans-Deols, 1916-1918) d’E. Armand et Pierre Chardon*.

En 1939, il résidait 37 rue Delon Soubeyran à Nîmes et figurait sur la liste des anarchistes français dangereux pour la sécurité nationale, ce qui lui valut d’être toujours surveillé en septembre 1939.

Augustin Sartoris est mort à Nîmes le 8 juillet 1958.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article155592, notice SARTORIS Augustin, Isidore [dit Boulogne] [Dictionnaire des anarchistes] par Rolf Dupuy, Daniel Vidal, version mise en ligne le 26 mars 2014, dernière modification le 26 mars 2014.

Par Rolf Dupuy, Daniel Vidal

SOURCES : AD Bouches-du-Rhône M6/3354, 3680, 6346 & 10810 — R. Bianco, « Le mouvement anarchiste à Marseille » — R. Bianco, « Un siècle de presse anarchiste… », op. cit. — Temps Nouveaux, année 1902 — AD Gard 1W173, 1M738 — Notes de J.F. Aupetitgendre.

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