BALLOUX René

Par Claude Pennetier

Né le 27 février 1904 à Paris (XVlIIe arr.), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; ouvrier carreleur puis employé ; militant communiste et syndicaliste de Gironde.

Ouvrier carreleur domicilié à Talence (Gironde), René Balloux eut deux enfants dont un affecté d’une maladie incurable. Il chercha un travail stable et se fit embaucher comme magasinier aux Coopératives de France.
Membre du Parti communiste à la cellule Vaillant-Couturier, dont le siège se situait chemin Roustaing au bar « Bon accueil », il adhéra au mouvement Paix et Liberté.
René Balloux fut membre du syndicat des chocolatiers dont il devint le trésorier général en juillet 1939.
Mobilisé le 28 septembre 1939, libéré en juillet 1940, il fut arrêté le 26 octobre 1940, incarcéré au fort du Hâ, libéré le 31 janvier 1941, mais astreint à résidence forcée à Talence. Devant le regain d’activités communistes (actes de sabotage contre un poste de transformateur de la SNCF à Pessac en juin 1941), neuf communistes dont René Balloux furent arrêtés et internés à Mérignac ou au lieu-dit de Pichey-Beau-Désert. Le 13 août 1941, l’inspecteur principal Langlade établit un rapport au commissaire divisionnaire dans lequel il conclut : « il semble que sa libération puisse être envisagée, mais il conviendrait cependant de le maintenir en résidence forcée à Talence ». Mais la préfecture transmit les rapports aux Allemands avec « avis de maintenir l’internement ».
Il fut l’un des cinquante otages fusillés le 24 octobre 1941 au camp de Souge en représailles à l’attentat qui coûta la vie au commandant Hans Reimers le 21 octobre 1941 à Bordeaux. (voir Roger Allo).
Il obtint le titre d’Interné Politique (IP) mais celui d’Interné Résistant lui fut refusé en mars 1956.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article15562, notice BALLOUX René par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 3 juillet 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII (Notes Thomas Pouty). – Site Internet du camp de Souge. – Christophe Dabitsh, Les 50 otages, un assassinat politique, 1999. – Les 256 fusillés de Souge, op. cit.

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