BALZER René

Par Jacques Girault

Né le 10 juin 1925 à Corgnac-sur-l’Isle (Dordogne) ; instituteur ; responsable communiste en Algérie, puis responsable communiste et syndicaliste en Seine-et-Oise et dans les Yvelines ; adjoint au maire de Guyancourt (Yvelines).

René Balzer, dont les parents habitaient la Marne, naquit au domicile de son grand-père maternel. Son père, charpentier-parqueteur, compagnon du Tour de France, militant communiste depuis 1934 et après la guerre, responsable du syndicat CGT du bâtiment en Dordogne, devint conseiller municipal de Périgueux (Dordogne). Son fils fut seulement baptisé. Il suivit des études primaires dans diverses communes (Saint-Étienne, Limoges, Corgnac-sur-l’Isle, Périgueux) puis entra à l’école primaire supérieure de Périgueux où il obtint le brevet supérieur en 1944. Aussitôt après cet examen, il rejoignit le maquis Franc-tireur et partisan français en mai 1944. Engagé volontaire après la libération de la Dordogne, envoyé, avec son régiment d’Infanterie, sur le front de La Rochelle puis en Allemagne occupée, il fut démobilisé en décembre 1945 comme sergent-chef. Il avait adhéré au Parti communiste français dès son entrée dans le maquis dans l’été 1944.
Balzer partit enseigner comme instituteur en Algérie en septembre 1946. Après un séjour à l’École normale d’instituteurs d’Alger jusqu’à la fin du dernier trimestre de 1946, il fut nommé instituteur à Bordj Ménaïel (janvier 1947-septembre 1947, à Tigzirt (octobre 1947-septembre 1948) et à Djemaa-Saharidj dans la commune de Mékla, où il créa avec des collègues un foyer rural fréquenté par des jeunes Kabyles, jusqu’en septembre 1955. Il militait dans la section départementale du Syndicat national des instituteurs.
Balzer adhéra au Parti communiste algérien dès 1946. Correspondant d’Alger républicain, secrétaire de sa cellule depuis 1953, il fut candidat aux élections cantonales dans le premier collège du canton de Dellys en mai 1955. Menacé d’expulsion en 1955, il obtint du rectorat d’Alger un exeat.
Il se maria exclusivement civilement en septembre 1947 à Meudon (Seine-et-Oise) avec une contrôleuse, fille d’un manœuvre. Le couple eut deux enfants et divorça en 1971.
Balzer, nommé instituteur à Épinay-sur-Orge (Seine-et-Oise), muté en 1956 à Vélizy (école Jean Macé), y resta jusqu’en 1976. Il y avait créé un comité local d’action laïque. En 1976, muté à Guyancourt, il y prit sa retraite en 1980.
Balzer fut, dans les années 1960-1970, membre du conseil syndical de la section des Yvelines du SNI. Membre du conseil d’administration de la Fédération des conseils de parents d’élèves à Vélizy, il faisait partie de l’équipe dirigeante du Comité départemental d’action laïque au début des années 1970.
Balzer, secrétaire d’une cellule du PCF en 1955-1956 à Épinay, devint rapidement membre du comité, du bureau puis du secrétariat de la section de Chaville-Velizy entre 1963 et 1966, année où il devint secrétaire de la section communiste de Vélizy. Membre de la commission fédérale de contrôle financier en 1966, membre du comité de la fédération communiste des Yvelines de 1968 à 1971, il ne fut pas réélu en raison de ses activités et de sa situation familiale.
René Balzer fut candidat aux élections municipales de Vélizy en 1959 (cinquième sur une liste communistes-socialistes), et en tête des listes communistes en 1965 et en 1971. Il se présenta pour les élections au Conseil général dans le canton de Viroflay en 1967 (2111 voix, 3eme position, 4373 voix, 2eme position), en 1970 (2187 voix, 2eme position, 4055 voix, 2eme position). Il fut le suppléant de Maurice Bourjol aux élections législatives de 1967 et de 1968.
À Guyancourt, Balzer fut, en 1977, candidat en troisième position sur la liste d’Union de la gauche, à direction communiste, aux élections municipales. Élu maire adjoint, délégué au secteur socio-culturel et aux relations publiques, président du comité des fêtes, responsable du bulletin municipal, il ne se représenta pas en 1983. Aux élections municipales, la liste socialiste l’emporta au premier tour sur la liste conduite par le maire communiste et la liste d’union de la gauche à direction socialiste fut élue le dimanche suivant. Pendant son mandat, entre autres, premier président de la nouvelle Maison de la jeunesse et de la culture, il transforma la bibliothèque municipale, inaugura un salon des peintres du dimanche, organisa des fêtes scolaires et des séjours de vacances pour les anciens.
À partir de 1983, Balzer se rendait plus souvent, avec sa compagne, en Dordogne où il avait fait construire une maison qu’il vendit pour acheter un appartement à Guyancourt en 1995.
Balzer, en 1999-2000, quitta le PCF et s’engagea dans une démarche de reconstruction d’une sensibilité communiste avec le groupe de militants s’intitulant « Communistes » animé par Rolande Perlican.
Balzer avait adhéré à la section de Périgueux de l’Association républicaine des anciens combattants alors qu’il était en Algérie. Il adhéra à la section de Guyancourt en 1976 et en fut le secrétaire (1983-1993), puis le président en 1993. Membre du comité et du bureau départemental (1990), il fut élu vice-président départemental (1995), puis président départemental (1999-2003) et membre du conseil national (1999-2003). Depuis 2003, il était le président d’honneur du comité départemental et membre du conseil national d’honneur. Membre de la commission "Mémoire" de l’Office national des anciens combattants de Versailles, il animait en liaison avec les établissements scolaires de Guyancourt des réflexions sur la Résistance et la déportation. Délégué départemental de l’Education nationale depuis 1986, il en présidait la délégation de Versailles-Ouest.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article15571, notice BALZER René par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 1er août 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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