GUÉRIN Jules, Georges [Dictionnaire des anarchistes]

Par Rolf Dupuy, Marie-Cécile Bouju, Guillaume Davranche

Né à Paris le 1er novembre 1900, mort le 5 novembre 1981 à Soissons (Aisne) ; correcteur d’imprimerie ; anarchiste et syndicaliste.

Jules Guérin, qui était le frère d’Henri Guérin.

Appelé au service militaire le 8 octobre 1920, il fut réformé pour « albuminurie persistante ». Il habitait alors 3, rue Linné à Paris 5e.

Il fut admis au syndicat des correcteurs le 1er janvier 1924.

Le 8 juin 1926, il fut condamné par le tribunal correctionnel à six mois de prison avec sursis et 500 francs d’amende pour outrage aux bonnes mœurs.

Il collaborait à la même époque à l’administration du Libertaire quotidien (1923-1925) et aurait été membre de la rédaction de L’Idée anarchiste (Paris, 13 mars à 15 novembre 1924, 13 numéros) de Lucien Haussard. Il a également travaillé comme correcteur au Populaire, aux Nouveaux Temps et au Figaro.

Il fut mobilisé dans le service auxiliaire le 28 août 1939 et démobilisé le 1er août 1940.

En novembre 1939, lui ou son frère collabora à l’édition du bulletin Notre syndicalisme, qui portait en manchette « Ce n’est pas parce que L’Humanité a eu tort que Syndicats a raison » et exprimait un point de vue syndicaliste révolutionnaire (voir Marcel Guennec).

Il siégea 25 ans au comité syndical de 1937 à 1939, de 1941 à 1945, de 1948 à 1952, de 1956 à 1960 et de 1963 à 1965. Deux fois trésorier adjoint (1941 et 1952), il fut pendant quatorze années trésorier de son syndicat (1942-45, 1948-51, 1958-60, 1963-65). Il démissionna, après sa retraite, en 1981.

Lors de son départ à la retraite en 1966 il écrivit : « Je souhaite au syndicat qu’il se trouve un camarade pour faire dans l’avenir, ce que j’ai fait pendant vingt-quatre ans : faire élire des comités semblables à ce qu’ils ont toujours été : syndicalistes et pas politiques. » (Cf. Bulletin des correcteurs, février 1966).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article156071, notice GUÉRIN Jules, Georges [Dictionnaire des anarchistes] par Rolf Dupuy, Marie-Cécile Bouju, Guillaume Davranche, version mise en ligne le 19 mars 2014, dernière modification le 11 novembre 2022.

Par Rolf Dupuy, Marie-Cécile Bouju, Guillaume Davranche

SOURCES : Registres matricules de Paris. — Arch. IISG carton 113. - Yves Blondeau, Le Syndicat des correcteurs, op. cit. — Bulletin des correcteurs, n°73, février 1966. — Entretien avec Louis Anderson le 15 juillet 1988. — Bulletin du CIRA, Marseille, n°23/25, 1985, « Témoignages » .

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément