LANGLOIS Maurice, Amédée [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron. Notice complétée par Rolf Dupuy

Né le 10 février 1893 à Paris, mort le 12 juillet 1980 à Bergerac (Dordogne) ; garçon boucher puis hôtelier, syndicaliste, anarchiste.

Garcon boucher aux abattoirs de La Villette, Maurice Langlois était en 1923 le responsable du syndicat des travailleurs des abattoirs de Paris (La Villette et Vaugirard) CGTU, collaborait au Libertaire et avait participé à la souscription à l’emprunt pour que le journal soit quotidien. Il fut dénoncé par l’Humanité (2 janvier 1924) comme le responsable de la scission qui conduisit à la formation du syndicat autonome des travailleurs des abattoirs ; le journal communiste ajoutait « Langlois pourra continuer à nous donner des leçons dans le Libertaire ». Il fut en 1928-1929 le secrétaire du syndicat autonome qui comptait environ 90 adhérents et dont le bureau comprenait également Louis Benvalot (secrétaire adjoint), Emile Blondeau (trésorier) et Georges Chapey (trésorier adjoint). Il était à la même époque secrétaire du groupe d’Aubervilliers de l’Association des Fédéralistes anarchistes (AFA), gérant de son organe Voix Libertaire (Paris, n°1 mai 1928) dont le rédacteur principal était Pierre Lentente et délégué de l’AFA au Comité de l’entraide. Il semble qu’il appartenait également à la CGT-SR. Il continua d’être le gérant de Voix Libertaire quand l’organe déménagea en mars 1929 à Limoges.

M. Langlois fut en 1929 membre du comité « Colonie enfantine libertaire » dont faisaient également partie Lentente, M. Theureau, G. Grégoire et G. Rolland. La Colonie accueillit pendant deux mois d’été chez Jeanne Morand à la campagne cinq enfants d’ouvriers. Le 14 septembre 1931, en tant que gérant de Voix Libertaire, il fut condamné avec R. Darsouze à 2 mois de prison, 300f d’amende et 5000f de dommages-intérêts à un capitaine de l’armée, jugement confirmé en appel le 9 mars 1932. En 1935 Maurice (ou René ?) Langlois était membre de la Commission d’initiative de l’Union anarchiste (UA) et lors du congrès tenu à Paris les 12-13 avril 1936 fut élu à la Commission administrative.

M. Langlois tint après guerre un hôtel à Saint-Calais (Sarthe) avec sa compagne Simone Lerousseau où ils hébergèrent de nombreux compagnons. Puis le couple se retira à Lembras-Bergerac dans le Périgord où ils continuèrent de recevoir de vieux compagnons. M. Langlois était membre du groupe des Amis de Sébastien Faure. Dans les années 1950 il avait collaboré au journal La raison (Noumea, 39 numéris de février 1954 à mars 1957), organe des Libres penseurs de Nouvelle Calédonie dont le responsable était le militant libertaire Fernand Planche.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article156089, notice LANGLOIS Maurice, Amédée [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron. Notice complétée par Rolf Dupuy, version mise en ligne le 19 mars 2014, dernière modification le 11 septembre 2020.

Par Jean Maitron. Notice complétée par Rolf Dupuy

SOURCES : J. Maitron, Le mouvement anarchiste, op. cit.La Voix Libertaire, 17 octobre 1931. – Espoir, 21 mai 1972. – Notes D. Dupuy. — Arch. Nat. F7/13633. – Appo 318. – L’Humanité, 2 janvier 1924 — Plus loin, année 1929. — Libertaire, année 1935 — R. Bianco, Un siècle de presse, op. cit. — Fichier des décès Insee.

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