BARAQUIN Pierre, André

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

Né le 1er mars 1911 à Cuisy-en-Almont (Aisne), mort le 2 juillet 1993 à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne) ; professeur ; militant communiste ; militant syndicaliste du SNES.

Fils d’un manouvrier devenu encaisseur, Pierre Baraquin effectua ses études secondaires au lycée de Laon (Aisne) en tant que boursier national. Bachelier série "Philosophie" en 1929, il fut maître d’internat au collège de Valenciennes (Nord) en 1930, puis à celui de Soissons (Aisne) en 1931. Après une année de congé maladie et une année de service militaire, il fut affecté comme répétiteur successivement aux collèges de Falaise (Manche) en 1936, Jean de la Fontaine à Château-Thierry (Aisne), de 1936 à 1938, puis au lycée Rollin à Paris jusqu’en 1943. Titulaire des certificats d’études grecques (1931), latines (1937), de grammaire et philologie (1939), de littérature française (1943) obtenus à Paris, il était licencié ès lettres depuis février 1942, puis obtint un diplôme d’études supérieures an 1943.

Devenu professeur adjoint en 1942, il fut titularisé professeur certifié en 1948 dans l’établissement devenu lycée Jacques Decour à la Libération et fut muté à la rentrée suivante comme professeur de lettres-grammaire au collège de Pontoise (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Affecté aux lycées de Laon (Aisne) de 1950 à 1954, d’Enghien-Montmorency (Seine-et-Oise, Val-d’Oise) en 1954, au lycée annexe de Vincennes (Seine, Val-de-Marne) en 1960, il termina sa carrière en 1966 comme professeur certifié de lettres au lycée Édouard Branly à Nogent-sur-Marne (Seine, Val-de-Marne) où il avait été nommé en 1963. Il habitait alors Le Perreux (Seine, Val-de-Marne).

Signalé en février 1934 par le sous-préfet de Soissons pour ses activités communistes, Pierre Baraquin répondit au principal de son établissement que son activité ne se développait qu’à l’extérieur du collège. Ainsi, il ne fut pas gréviste le 12 février 1934 mais participa à la manifestation selon le sous-préfet. Le principal ne souhaita pas son maintien en dépit de sa « neutralité parfaite » dans le collège (décembre 1934). À Château-Thierry, il était le responsable du collège du travail ; le 18 décembre 1937, il porta la contradiction dans une réunion du Parti social français. L’Inspecteur d’Académie, en février 1938, signalait son activité communiste et indiquait qu’il avait « refusé de répondre à une demande de renseignements au sujet d’une conférence d’un objecteur de conscience ».

Mobilisé en août 1939, il fut prisonnier du 26 mai 1940 au 1er mars 1941. En avril 1945, il fut mis à la disposition de l’Union française universitaire pour accueillir les prisonniers et les déportés. En juillet 1945, il se porta volontaire pour être détaché à la mission militaire pour les affaires allemandes dans les services français d’occupation en Autriche, puis le mois suivant, revint sur cette demande pour des raisons familiales.

Pierre Baraquin était membre de la commission de l’Éducation nationale dans le nouveau Syndicat national de l’enseignement secondaire en 1945. Membre de la commission exécutive et du bureau national en 1947, secrétaire adjoint à la presse, il fut élu à la CE nationale sur la liste « cégétiste » en mars 1948. En janvier 1948, il fut candidat au titre du SNES à la commission administrative paritaire nationale dans la catégorie des adjoints d’enseignement littéraires.

Marié en avril 1930 à Laon avec une employée des postes qu’il déclarait dans sa fiche d’inspection « sans profession » ou « standardiste » selon les années, puis employée à l’hospice de Laon, il divorça en 1953, et se remaria en mai 1959 à Montmorency (Seine-et-Oise) avec une assistante sociale. il était père de trois enfants issus de son premier mariage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article15613, notice BARAQUIN Pierre, André par Alain Dalançon, Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 17 août 2018.

Par Alain Dalançon, Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17/28606.— Archives IRHSES dont L’Université syndicaliste. — JO lois et décrets du 6 mars 1923. — Notes de Laurent Frajerman.

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