ARCOS Henri, Louis, Julien (dit le Frisé) [Dictionnaire des anarchistes]

Par René Bianco, notice complétée par Thierry Bertrand

Né le 6 février 1883 à Marseille ; ajusteur ; anarchiste individualiste de Marseille.

Fils d’un comptable marseillais, Jacques, Alexandre et d’une mère sans emploi, Thérèse, Louise, Augustine Mourey, Arcos demeurait au 216 rue d’Endoume. Il portait un tatouage sur le bras droit et mesurait 1m55.

Très vite il fut plusieurs fois condamné à différentes peines de prison pour différents délits.
Le 20 mars 1901 la cour d’appel d’Aix le condamnait à 3 ans de prison pour vol. Le 22 janvier il avait, aidé d’un complice, arraché une chaine de cou retenant la bourse d’une dame (rue des Abeilles).
Le 24 décembre de la même année le tribunal correctionnel de Nîmes le condamnait à 1 mois de prison pour coups et blessures et dégradation de monuments.
Le 8 février 1905 il était déclaré insoumis mais se présentait volontairement à l’état major le 22 mai et était condamné par le conseil de guerre de la 15eme région de corps d’armée à 15 jours de prison pour insoumission.
Il fut alors incorporé au 4ème Bataillon d’Infanterie légère d’Afrique (Bat’ d’Af) pour faire la campagne de Tunisie du 26 juin 1905 au 16 mai 1907. A noter qu’il passait 1ère classe en mars 1906 mais demanda à être remis 2ème classe en 1907 !

Il travaillait comme ajusteur à l’Huilerie Verminck, au boulevard de la Corderie.

Probablement membre actif du groupe d’Éducation Libre, groupe d’individualistes, il n’hésitait pas à apporter la contradiction à Sébastien Faure lors des conférences du 7 février et du 23 décembre 1911.

Il était membre actif du Groupe de propagande et d’éducation anarchiste, groupe d’individualistes (voir Michel Joseph), créé fin 1912.

En 1912 il était inscrit au Carnet B.

A la déclaration de la guerre, en 1914, il était rappelé dans l’escadron du train des équipages. Il fit alors la "campagne contre l’Allemagne" du 5 août 1914 au 8 mars 1917.
Il se retrouvait réformé le 9 mars pour amputation du bras gauche (à Alger). Amputation qui n’était pas imputable au service.
Il rentrait ensuite sur Marseille, et était déclaré réformé définitif avec une pension permanente de 80%.

En 1920 il était arrêté car impliqué dans un trafic de recel de vol de cuir sur Nîmes.

Le 26 avril 1922 le tribunal correctionnel de Marseille le condamnait à 1 mois de prison pour détention de stupéfiants. Et le 15 juin 1923 le même tribunal le condamnait à 15 jours de prison et 200 frs d’amende pour infraction à la loi du le pari mutuel.

En août 1930 il touchait une pension de 89% pour amputation intra-deltoïd du bras gauche avec névrose très douloureux.

En avril 1939, se trouvant à Bastia, il touchait désormais une pension à 100% pour, en plus de son amputation, une anomalie cardiaque.

Henri Arcos avait deux frères, Léon et Louis. Tous les deux semblaient être aussi dans le mouvement anarchiste marseillais.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article156142, notice ARCOS Henri, Louis, Julien (dit le Frisé) [Dictionnaire des anarchistes] par René Bianco, notice complétée par Thierry Bertrand, version mise en ligne le 15 mars 2014, dernière modification le 7 août 2020.

Par René Bianco, notice complétée par Thierry Bertrand

SOURCES : Arch. Dép. BdR, M6/4474, 4687, 10810, 1R1217. — État civil. — Le Sémaphore de Marseille du 27 février 1901.— Le Petit Marseillais du 8 juin 1920.

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