HÉMERY-DUFOUG Georges, Pierre [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche

Né le 27 janvier 1849 à Paris XIe arr., mort le 20 avril 1906 à Paris XVe arr. ; ébéniste ; anarchiste.

Anarchiste connu, Hémery-Dufoug fut arrêté par la police le 21 octobre 1882 avec Jean Grave*, Arsène Crié* et Vaillat*, dans le cadre de l’enquête sur la « bande noire » de Montceau-les-Mines. Relâché peu après, Hémery-Dufoug fit partie des orateurs au meeting anarchiste tenu le 25 salle Rivoli pour protester contre les arrestations. Le Gaulois nota : « Celui-ci est un ouvrier : il porte le bourgeron bleu, un petit veston noir et la casquette de soie. Sa façon de s’exprimer est très pittoresque : il mêle à son discours des termes d’argot de l’effet le plus comique. Il a d’ailleurs obtenu un véritable succès de fou rire. »

En mai 1884, il fut candidat abstentionniste dans le quartier de Javel, à Paris 15e. Il était alors membre du groupe anarchiste Les Misérables. Au moment de l’affaire Druelle*, il fut, comme représentant des groupes anarchistes, admis au sein du jury d’honneur qui avait démasqué le mouchard.

Dans son livre de 1886, La France socialiste, Mermeix considérait Hémery-Dufoug comme une des figures marquantes du mouvement anarchiste.

Le 25 juillet 1888, il porta la contradiction dans un meeting boulangiste avec Alexandre Tennevin* et Joseph Tortelier*. Il était à ce moment militant syndical et postulant à la « commission locale de surveillance du travail ». Il habitait 15, rue Ginoux, à Paris 15e.

En novembre 1890, il avait quitté le mouvement anarchiste où la rumeur disait qu’il était devenu patron.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article156215, notice HÉMERY-DUFOUG Georges, Pierre [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 11 mars 2014, dernière modification le 23 janvier 2019.

Par Guillaume Davranche

SOURCES : L’Intransigeant du 24 octobre 1882 — Le Petit Parisien du 24 octobre 1882 — Le Gaulois du 25 octobre 1882 — Le Matin du 3 mai 1884 et du 20 novembre 1890 — Mermeix, La France socialiste, Fetscherin & Chuit, 1886 — La Presse du 26 juillet 1888 — La Révolte du 4 août 1888 — Le Matin du 20 novembre 1890 — Notes de Marianne Enckell.

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