GREGORI Marcel Marius Joseph ou Marcello [Dictionnaire des anarchistes]

Par Françoise Morel Fontanelli

Né le 7 octobre 1904 à Marseille, mort le 10 septembre 1991 à Manosque (Alpes de Haute Provence) ; mécanicien ; Union Anarchiste ; Union Anarchiste Italienne.

Fils d’Abraham Attilius André Grégori, mécanicien et de Marie Louise Venturi, tailleuse. En 1924, il était célibataire et demeurait au 16, rue Sardou à Marseille chez sa grand-mère Madame Venturi. Il fréquentait les réunions de l’Union Anarchiste. Ouvrier mécanicien, il travaillait régulièrement chez « Jeanjean et Casar » constructeurs au 44, Boulevard de la Corderie (7° arr). Cependant, en 1932, son acte de mariage le mentionnait comptable de profession. Nous pouvons supposer que lors de sa première arrestation en 1924, il donna la profession de son père et une année de naissance erronée au fonctionnaire de police qui établit sa notice individuelle. Le 18 juin 1932, il se maria à Aquilina Buralli à Marseille, il divorça en juin 1935.
A la fin de 1937, le compagnon Giovanni Dupuy alias Marcello de retour d’Espagne où il combattit dans la section italienne de la colonne Ascaso, rentra en France sous la fausse identité de Marcello Gregori.
En 1938, Gregori Marcello fut avec Bacconi Giulio et Umberto Ceccotti l’un des rédacteurs du Bollettino d’Informazioni dell’UAI qui comporta 14 numéros ( de mars 1938 à décembre 1939).
L’Union Anarchiste Italienne revit le jour lors d’un congrès des anarchistes italiens en exil qui se tint à Marseille les 25 et 26 décembre 1937. Entre ces deux épisodes, il a été très difficile de le repérer à Marseille, il ne fut vraisemblablement plus arrêté après 1924 et nous ne retrouvons plus son nom dans les listes de souscriptions.
Le 27 novembre 1941, il se maria à Faustine Leonetti à Marseille.
En avril 1944, Marcello Gregori était métayer dans une ferme à Lambruisse près de Vauvenargues et selon le témoignage de André Arru, il l’accueillit avec Etienne Chauvet et une trentaine de prisonniers évadés de la maison d’arrêt d’Aix-en-Provence dans la nuit du 24 au 25 avril 1944. Marcello Gregori aurait été en contact avec un réseau de résistants opérant dans la région d’Aix-en-Provence.
Après 1945, il fit vraisemblablement partie de ceux qui avec Giulio Bacconi, Umberto Ceccotti et Dino Angeli refondèrent un groupe anarchiste marseillais. En avril 1964, Gregori Marcel vivait toujours à Marseille et fréquentait les milieux anarchistes si l’on en croit une lettre du romain Ennio Mattias à Giulio Bacconi qui y faisait référence. En juillet 1974, il demeurait au 16, rue Lantier à Marseille (3° arr) comme l’indiquait son nom sur le journal italien Italia Europa Universo auquel il était abonné.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article156411, notice GREGORI Marcel Marius Joseph ou Marcello [Dictionnaire des anarchistes] par Françoise Morel Fontanelli, version mise en ligne le 5 mars 2014, dernière modification le 25 avril 2021.

Par Françoise Morel Fontanelli

SOURCES : Arch. Dép. (13) 4 M 2422 rapport du commissariat spécial n° 1074 du 28 mars 1924 et fonds du CIRA 90 J 353. — Italia Europa Universo, anno V n°19 juillet 1974 et lettre de Ennio Mattias à Bacconi Giulio du 12 avril 1964. — Arch. Mun. Naiss. n°120 et Mariage n° 458. — Fontanelli Morel Françoise, « I comitati Pro Vittime Politiche d’Italia » à Marseille dans l’entre-deux-guerres. Histoire d’une organisation anarchiste en exil, Master II, Aix-Marseille I, 2011. — Morel Françoise, Le mouvement anarchiste marseillais dans l’entre-deux-guerres, maîtrise, Aix-Marseille I, 1997. — Bettini Leonardo, Bibliografia dell’anarchismo : vol I T. II, Periodici e numeri unici anarchici in lingua italiana pubblicati all’estero (1872-1971), Florence, Crescita Politica Editrice, 1976. — Bolletino d’Informazione dell’UAI, n°1 mars 1938, n°2 avril 1938, n°7 avril 1939, n°8 mai 1939 et n°10 juillet 1939, AC Roma, G1 Assos Federazione Anarchica Italiana n°306. — Notes de R. Bianco (dossier biographique de R. Arru CIRA Marseille.

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