COURSOLLE Marcel Albert [parfois COURSOLLES Marcel] [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche

Né le 2 mars 1889 à Paris 11e, mort le 29 mars 1958 à Paris ; métallurgiste ; anarcho-syndicaliste.

Fils d’un menuisier et d’une journalière Marcel Coursolle naquit le 2 mars 1889 au 124 rue de Charonne, dans le 11e arrondissement de Paris.

Durant la Grande Guerre, il fut mobilisé puis placé en sursis d’appel. Le 15 août 1915, il fut affecté spécial dans la banlieue du Havre, aux ateliers Schneider d’Harfleur (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).

Après la reconstitution du syndicat des Métaux en août 1916, il fut un des animateurs de la minorité révolutionnaire. En janvier 1918, celle-ci parvint à reconquérir la majorité du syndicat, et Marcel Coursolle en fut alors élu trésorier appointé. Le syndicat lança ensuite une campagne d’agitation revendicative, mêlée de solidarité avec la Révolution russe (voir Louis Legrain).

Il présida le meeting du 1er mai 1919 au Havre. Signe de la progression des minoritaires sur Le Havre, le congrès de l’USH, le 1er juin 1919, désigna comme propagandistes trois majoritaires (Louis François, Montagne, Duchateau) et trois minoritaires Legrain, Coursolle, Parisot*).

Durant l’été 1919 eut lieu au Havre un mouvement des ménagères contre la vie chère que, Marcel Coursolle, en tant qu’orateur de l’USH, soutint activement. À l’époque, il écrivait régulièrement dans Le Prolétaire, où s’exprimaient les anarchistes, les minoritaires de la CGT et du PS.

Cofondateur du Comité syndicaliste révolutionnaire (CSR) du Havre fin 1920, il en fut élu secrétaire adjoint le 28 décembre 1920, Berceron (voilier) étant secrétaire et Louis Prunier (docker) trésorier. Les assesseurs étaient Henri Masson (terrassier), Bouvier et Pigeon (cheminots).

À l’assemblée générale du syndicat des Métaux du Havre, le 30 janvier 1921, il s’opposa au concept de « contrôle ouvrier » développé par la majorité confédérale, mais le secrétaire du syndicat, Henri Quesnel, fit passer une motion de compromis.

À l’assemblée du 20 mars 1921, Coursolle proposa que le syndicat des Métaux adhère aux CSR, mais cette adhésion fut repoussée d’une dizaine de voix.

Le 4 avril 1921, il présida un meeting contre la guerre coorganisé par le CSR, le PCF et la JC.

En octobre, il demanda que le syndicat des Métaux verse une aide financière au CSR, mais Quesnel s’y opposa, au nom de l’unité. À l’époque, les deux hommes s’opposèrent souvent.

Le 3 février 1922, le CSR du Havre renouvela son bureau. Coursolle et Berceron furent remplacés respectivement par Jean Le Gall et Émile Courtois*.

Durant la grande grève qui secoua Le Havre de juin à octobre 1922 (voir Henri Quesnel), Coursolle fut membre du comité de grève. Il ne fit plus guère parler de lui par la suite.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article156526, notice COURSOLLE Marcel Albert [parfois COURSOLLES Marcel] [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 25 février 2014, dernière modification le 17 janvier 2015.

Par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche

SOURCES : Arch. Nat. F7/13619. — Arch. Dép. Seine-Inférieure, 4 MP 1810, 10 MP, 1407, 1409, 1410 et 1410 bis, 2Z76 — John Barzman, Dockers, Métallos, Ménagères. Mouvements sociaux et cultures militantes au Havre, 1912-1923, PURH, 1997.

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