GALAND Eugène [Dictionnaire des anarchistes]

Par Françoise Fontanelli Morel, Bertrand Thierry

Né le 12 mars 1881 à Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; pêcheur vendeur, représentant de commerce, chaudronnier ; anarchiste de Marseille.

Fils de Jean Galand, charron forgeron, et de Clotide Panot.
Galand commença très tôt dans sa vie à découvrir les tribunaux. Ainsi il fut condamné le 20 octobre 1899 par le tribunal correctionnel de Chalon à 11 frs d’amende et 15 jours de prison pour bris de clôture. Puis le 9 février 1900 par le même tribunal il prit 16 frs d’amende et 1 mois et 5 jours de prison pour bris de clôture et tapage.

En 1901 il s’engagea volontairement pour 4 ans dans l’armée, mais était réformé en décembre 1902 pour bronchite droite tuberculeuse.

Toujours condamné par le même tribunal le 21 mai 1905 mais cette fois à 25 frs pour infraction à la police des chemins de fer. Puis le 21 septembre 1906, par défaut cette fois, il fut condamné à 8 jours de prison pour vol ( il avait volé des raisins pour les revendre sur le marché). Mais il fit opposition à ce jugement et le 4 janvier 1907 il était condamné à 48h de prison.
Le 21 décembre de la même année, le même tribunal, le condamna à 48 h de prison pour blessure par imprudence (récidive) (jugement contradictoire).
Le 20 août 1910 le tribunal correctionnel de Mâcon le condamna à 25 frs d’amende pour infraction à la police des chemins de fer. Et deux jours plus tard le même tribunal le condamna, cette fois par défaut, à 100 frs pour le même délit !

Le 13 juillet 1912 il se maria à Joeuf en Meurthe et Moselle.

En 1915, il fut mobilisé pour un service auxiliaire. D’après son dossier militaire il était détaché le 20 mars 1918 en qualité de chaudronnier en fer aux chantiers et ateliers de Provence (chantier naval de Port de Bouc dans les Bouches du Rhône).
Il fut mis en congé illimité de démobilisation le 12 mars 1919 et il se retira à Marseille à la campagne "Auguste Long" à la Timone, chemin vicinal de Saint Pierre à Marseille.

La présence de Galand serait attestée à Marseille dès 1917 où, avec d’autres déserteurs et conscrits tels Martial Desmoulins ou Gaston Leval, il aurait vécu dans la clandestinité. Il n’est pas attesté qu’il fut déserteur, bien au contraire à la lecture de son dossier militaire. Et d’ailleurs, il se maria le 15 novembre 1917 à Marseille avec Tron Madeleine, Caroline, Julia.
N’y a t il pas confusion avec Galland Alfred ?

Recensé à Marseille en mars 1922, il figurait également au registre des inscrits. Il demeurait alors à la Campagne Long, Chemin vicinal de Saint-Pierre à la Timone. Il était toujours à cette adresse en 1928.

En mars 1922, il prit la parole lors d’une causerie au sein du groupe Union Anarchiste pour combattre les idées individualistes. Selon lui, l’individualisme « détruit l’esprit de solidarité indispensable dans tout groupement », une causerie au cours de laquelle, ses idées furent combattues par les anarchistes espagnols Mosquera et Sayas. C’est également lors de cette réunion que l’on évoqua l’éventualité de se réunir en congrès de la Fédération du sud-est de la France.

Eugène Galand fut par ailleurs cité comme collaborateur de Terre Libre, éphémère organe de la Fédération anarchiste du Sud-est (voir Mosquera Pedro).

En février 1932, il figurait sur une liste de militants anarchistes toujours actifs dans le département des Bouches-du-Rhône.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article156550, notice GALAND Eugène [Dictionnaire des anarchistes] par Françoise Fontanelli Morel, Bertrand Thierry, version mise en ligne le 24 février 2014, dernière modification le 24 août 2020.

Par Françoise Fontanelli Morel, Bertrand Thierry

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, 1 M 805 rapport n° 1.191 du 28/03/1922, 4 M 2023 rapport n° 465 du 3 février 1932 et 4 M 2422. — Arch. Dép. Saône-et-Loire, 1RRM 1901/2. — État civil. — Notes de Rolf Dupuy.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément