CASTAGNE Ferdinand, Antoine [Dictionnaire des anarchistes]

Par Marianne Enckell

Né le 12 mai 1872 à Paris (VIe arr.), mort le 12 mars 1953 à Villejuif (Seine) ; typographe.

Ferdinand Castagné publia un récit dans Le Libertaire (n° 11, 14-20 janvier 1900), « Au bureau de bienfaisance ». Il écrivit un autre article dans le n°22 série 3 (1er Avril 1900) intitulé "anarchistes et syndicats" qui se termine par : « Croyez-moi, camarade Pélerin, ce n’est qu’avec le prolétariat que nous arriverons au but. C’est folie que de vouloir le laisser en route. De bon cœur, essayons de faire le chemin avec lui ; mais ne faisons pas de trop grands pas : tôt ou tard, nous serions forcés de l’attendre. »

Il collabora ensuite à La Voix du Peuple, au moins en 1903 et 1904.

Il fut condamné en décembre 1905 à un an de prison et 100 f d’amende pour avoir signé l’affiche de l’Association internationale antimilitariste (voir Roger Sadrin). Il déclara au procès : « Je préfère avoir été condamné qu’acquitté. »
Avec treize autres, il fut libéré le 25 mai 1906, en liberté conditionnelle.
Il habitait 6 rue Clopin à Paris (5e arr., actuelle rue Clovis).

En 1904, domicilié 25 passage Prévost à Paris 13e, il était l’administrateur du groupe La Chanson sociale. Il publia dans l’Almanach illustré de la chanson du peuple pour 1907 un poème anticlérical inspiré de Victor Hugo : « Enfants voici l’homm’ noir qui passe / Baissez, baissez vos tabliers ».

La même année, il était membre du bureau du Comité pour la liberté d’opinion, avec Allibert, Auconoy, Jules Bled, Paul Delesalle, René de Marmande, Charles Desplanques, Auguste Garnery, Luquet (sans doute Alexandre), Alphonse Merrheim et Jules Nicolet).

Mobilisé pendant la Grande Guerre, il se maria par procuration le 24 juillet 1915, à Clichy-sous-Bois.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article156667, notice CASTAGNE Ferdinand, Antoine [Dictionnaire des anarchistes] par Marianne Enckell, version mise en ligne le 26 février 2014, dernière modification le 16 septembre 2020.

Par Marianne Enckell

SOURCES : L’Humanité, 4 juin 1904. — Les Temps Nouveaux, 6 janvier 1906, 24 février 1906, 26 octobre 1907. — La Croix, 27 décembre 1905. — Le Temps, 1er janvier et 26 mai 1906. – Nouvelles anarchistes. La création littéraire dans la presse militante (1890-1946), textes réunis et présentés par Vittorio Frigerio, Grenoble : ELLUG, 2012 — Informations sur geneanet.com — Notes d’archivesautonomies.org/

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