KERGER Roger, Henri, Charles

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 16 mai 1922 à Reims (Marne), fusillé après condamnation à mort le 6 juin 1944 à L’Épine (Marne) ; receveur des autobus ; résistant.

Roger Kerger
Roger Kerger
SOURCE : L’Union 

Roger Kerger était le fils d’Adrien Gustave Kerger, employé de bureau et de Suzanne Prinet, sans profession. Célibataire, il était domicilié à Reims (Marne).

Requis pour le Service du ravail obligatoire (STO) en Allemagne en mars 1943, il parvint à s’évader, rentra à Reims et rejoignit le groupe de Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dirigé par Raoul Mathieu.
Dans la nuit du 15 au 16 novembre 1943, il participa avec un autre jeune du groupe, Roger Tasserit, à une action de sabotage contre la caserne Richthoffen, une maison de retraite de Reims réquisitionnée par les Allemands qui y avaient installé une école de sous-officiers.

Arrêté le 15 décembre 1943, Roger Kerger a été condamné à mort le 6 juin 1944 par le tribunal militaire allemand FK 531 de Châlons-sur-Marne (Châlons-en-Champagne) avec six autres résistants : René Brémont, Marcel Cheval, Raoul Mathieu, Georges Monaux, Roland Moret et Charles Tasserit.
Tous ont été fusillés le jour même sur le terrain de La Folie à L’Épine, Roger Kerger à 20 h 25 en même temps que Charles Tasserit, père de son ami Roger déporté à Buchenwald le 22 janvier 1944 (déporté rentré).

Aucun acte de décès n’a été dressé, omission réparée par un jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal de Première instance de Châlons-sur-Marne le 8 juillet 1944 et transcrit à l’état civil de L’Épine le 19 juillet 1944. Ce jugement déclare Roger Kerger « fusillé le 6 juin 1944 à vingt-heures vingt-cinq minutes sur ordre des troupes d’occupation et inhumé sur le territoire de cette commune ».

Inhumé sur place, le corps de Roger Kerger a été exhumé le 13 septembre 1944 et transféré le 15 septembre 1944 à Reims dans le cimetière de l’Ouest.

Roger Kerger a été reconnu « Mort pour la France » en 1947. Le titre d’Interné-résistant lui a été décerné, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 3 juillet 1946, publié au JO du 11 juillet 1946.

Dans la Marne, le nom de Roger Kerger est inscrit sur la plaque commémorative de la Butte des fusillés à L’Épine. À Reims, une plaque commémorative a été apposée en 1947 par la municipalité à son domicile 12, rue François-Dor, et il figure sur le monument aux martyrs de la Résistance et de la Déportation.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article157432, notice KERGER Roger, Henri, Charles par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 25 mars 2014, dernière modification le 22 janvier 2021.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Roger Kerger
Roger Kerger
SOURCE : L’Union 
Butte des fusillés à L'Épine
Butte des fusillés à L’Épine
Dans <i>L'Éclaireur de l'Est</i>
Dans L’Éclaireur de l’Est
Sur la plaque commémorative</br>de la Butte des fusillés à L'Épine
Sur la plaque commémorative
de la Butte des fusillés à L’Épine
Dans le cimetière de l'Ouest à Reims
Dans le cimetière de l’Ouest à Reims
12, rue François Dor à Reims
12, rue François Dor à Reims
Sur le monument</br>aux martyrs de la Résistance de Reims
Sur le monument
aux martyrs de la Résistance de Reims
SOURCE : 
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : SHD, Vincennes, GR 16 P 318385. – Arch. CH2GM-Marne, Direction de l’état civil et des recherches, dossier de Brinon, B7/1180, numéro 011722. – Arch. Dép. Marne, M 7463, exécutions par les Allemands 1941-1944 ; fusillés ou exécutés par les Allemands, liste dressée à la demande du ministère de l’Intérieur en octobre 1944. – Arch. COSOR-51. – Arch. FN/FTPF/ANACR-51. – L’Union (photo), 28 novembre 1945. – Pierre Gillet, « Châlons sous la botte. Souvenirs de la Résistance à Châlons-sur-Marne et dans l’arrondissement (1940-1945) », Cahiers châlonnais, n° 3, Châlons-sur-Marne, 1983, réédité en 1998. – Jean-Pierre et Jocelyne Husson, La Résistance dans la Marne, dvd-rom, AERI-Département de la Fondation de la Résistance et CRDP de Champagne-Ardenne, Reims, 2013. – État civil, Reims (acte de naissance) ; Châlons-en-Champagne (pas trace de la transcription de l’acte de décès).

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