MAZAUD Lucien, Joseph, Martin

Par Jean-Sébastien Chorin

Né le 21 mai 1924 à Lyon (IIIe arr., Rhône), fusillé après condamnation le 1er février 1944 à la Doua, commune de Villeurbanne (Rhône) ; électricien ; maquis de l’Armée secrète (AS) de Beaubery (Saône-et-Loire).

Fils d’Ernest et Léonide Nauche, il demeurait à Lyon, 4 rue Rachais (IIIe arr.) avec sa famille. Son père exerça la profession d’employé puis d’entrepreneur en bâtiment. Lucien Mazaud devint électricien.
Il fit partie du maquis de Beaubery (Saône-et-Loire), de l’AS, situé, à partir de septembre 1943, à Combrenod sur la commune de Montmelard (Saône-et-Loire).
Le 11 novembre 1943, les soldats allemands attaquèrent le camp. Les maquisards résistèrent puis, par prudence, ils se replièrent le lendemain à Gillette, hameau de Gibles (Saône-et-Loire).
Le 14 novembre, les soldats allemands attaquèrent à nouveau à Gibles. Les résistants tentèrent de leur échapper en gagnant les bois. Ils laissèrent un détachement à l’arrière-garde pour faire disparaître toutes traces. Ce groupe de six hommes, constitué de Lucien Mazaud, son frère Michel Mazaud, Falaize, Santopietro, Renard et Genevois, fut surpris par une patrouille allemande et fait prisonnier. Vraisemblablement conduit à Mâcon (selon la dernière lettre de son frère), il fut ensuite transféré à la prison Montluc (Lyon).
Les 14 et 15 janvier, le tribunal militaire allemand siégeant à Lyon jugea et condamna à mort Lucien Mazaud, son frère Michel* et quatorze camarades du maquis comme francs-tireurs et pour avoir favorisé l’ennemi.
Les Allemands le fusillèrent avec ses compagnons le 1er février 1944 sur le stand de tir du terrain militaire de la Doua.
Enterré dans le charnier de la Doua, son corps fut exhumé après la guerre et identifié par son père le 22 septembre 1945. Dans une dernière lettre rédigée avec son frère, il avait demandé à être inhumé à Faux-La-Montagne (Creuse) dans la tombe de leur grand père. Il y repose depuis lors et son nom figure sur le monument aux morts de la commune de Faux-La -Montagne.
Il reçut la Médaille de la Résistance en 1946.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article157521, notice MAZAUD Lucien, Joseph, Martin par Jean-Sébastien Chorin, version mise en ligne le 13 mars 2014, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Jean-Sébastien Chorin

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Rhône, 3335W22, 3335W7, 3808W15, 182W265, 6MP662, 6MP575, 3460W3. — Arch. mun. Lyon, 2e1724. — Bruno Permezel, Montluc. Antichambre de l’inconnu (1942-1944), 1999. – Amicale du Bataillon du Charollais, Le maquis de Beaubery et le bataillon Charollais, 1983. – Association nationale de médaillés de la Résistance française, Annuaire des médaillés de la Résistance française, 1953 — Marc Parrotin Mémorial de la résistance creusoise Ed. Verso 2000 .

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