LAURENS Louis [Dictionnaire Algérie]

Par René Gallissot

Docteur en médecine à Constantine, en 1921-1922, secrétaire de la fédération communiste de Constantine ; quittant le PC par socialisme colonial.

Lors de l’organisation de la fédération communiste de Constantine regroupant en 1921, plusieurs sections socialistes, Laurens en devint secrétaire général. Il publie alors plusieurs articles dans le journal communiste d’Algérie La Lutte Sociale. Ses positions sont celles du socialisme colonial qui invoque le nécessaire développement capitaliste des colonies avant d’envisager la révolution socialiste ; il se réclame de l’orthodoxie marxiste pour rejeter toute perspective d’indépendance et condamner le nationalisme algérien.

Il trouve quelque crédit auprès de son ami A. Julien (Charles-André Julien) qui est encore délégué communiste pour l’Afrique du Nord et fait une enquête sur l’opinion des communistes d’Algérie. Louis Laurens manifeste son opposition à l’orientation de l’Internationale communiste en matière coloniale, parallèlement aux prises de position de Maxime Guillon au nom de la section communiste de Sidi-bel-Abbès. Louis Laurens quitte vraisemblablement le Parti communiste à la fin de 1922.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article157904, notice LAURENS Louis [Dictionnaire Algérie] par René Gallissot, version mise en ligne le 6 avril 2014, dernière modification le 6 avril 2014.

Par René Gallissot

SOURCES : La Lutte sociale, 1921-1922. — Ch.-R. Ageron, « Les communistes français devant la question algérienne de 1921 à 1924 », Le Mouvement social, janvier-mars 1972.

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