ADAM Albert.

Par Jean-Louis Delaet

Né à Dampremy (aujourd’hui commune de Charleroi, pr. Hainaut, arr. Charleroi) le 8 mars 1915. Ouvrier métallurgiste, fondateur et dirigeant syndical socialiste, militant wallon.

Ajusteur à l’âge de quinze ans, Albert Adam travaille successivement de 1930 à 1944 aux ACEC (Ateliers de construction électrique de Charleroi) à Sambre-et-Moselle (Hainaut-Sambre), à la Miroiterie de Marchienne, chez Hanrez et à la Fabrique de fer. Fils et petit-fils de militants socialistes – ses grands parents tenaient la maison du peuple de Dampremy –, il est actif au sein des délégations syndicales.

Albert Adam participe à la fondation, en 1943, du Mouvement des délégués d’usines de la région de Charleroi, animé par Émile Clersy. Ce mouvement clandestin devient, fin 1944, la section carolorégienne de la métallurgie du Mouvement syndical unifié (MSU) d’André Renard. A. Adam y défend l’action directe à la base et l’indépendance politique de l’organisation syndicale contre l’ancienne Confédération générale du travail de Belgique (CGTB), dirigée par le député Arthur Gailly* en qui il voit un autocrate.

Albert Adam est membre du Comité exécutif de la nouvelle Fédération des métallurgistes fusionnée en 1946. Entré aux Aciéries Allard à Mont-sur-Marchienne (aujourd’hui commune de Charleroi) en 1945, il est délégué de la section machines-outils et élu délégué principal contre l’ancien délégué CGTB ; il devient permanent à temps plein, l’un des premiers de la région. La direction lui offre, en 1949, un poste de contremaître qu’il accepte mais qu’il met à profit pour organiser la délégation syndicale « appointée » du Syndicat des employés, techniciens et cadres (SETCa) et renverse l’équilibre des forces aux dépens de la Centrale nationale des employés (CNE) laquelle est affiliée à la Confédération des syndicats chrétiens (CSC).

Délégué principal des employés jusqu’en 1975, date de sa prépension, Albert Adam est membre du Comité exécutif du SETCa et de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) de Charleroi. Il devient vice-président du SETCa en 195, au côté de Fernand Pirsoul dont il partage, lors de la grève de l’hiver 1960-1961, l’engagement fédéraliste et les positions pour les réformes de structure.

Proche d’André Renard, Albert Adam est secrétaire puis vice-président de la section du Mouvement populaire wallon (MPW) de Marchienne-au-Pont (aujourd’hui commune de Charleroi) et vice-président de la régionale de Charleroi. Fidèle au Parti socialiste belge (PSB), il ne participe pas à la création du Front wallon de Robert Moreau en 1964 mais, au contraire, il devient membre du Comité fédéral du Parti socialiste dans les années 1970, signe d’ouverture de ce dernier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article157941, notice ADAM Albert. par Jean-Louis Delaet, version mise en ligne le 8 avril 2014, dernière modification le 15 novembre 2020.

Par Jean-Louis Delaet

SOURCES : Centre de formation sociale de la FGTB Charleroi – Fonds Mémoire ouvrière – Interview d’Albert Adam par Jean-Louis Delaet, juin 1978.

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