MAZUR Wladislaw (Wladislas)

Par Christian Lescureux

Né le 20 mai 1905 à Raczkowa (Pologne), mort des suites de la torture le 29 septembre 1942 à Arras (Pas-de-Calais) ; de nationalité polonaise ; ouvrier mineur ; militant communiste ; résistant FTP-MOI.

Fils de Nicolas Mazur et de Marianne Niznik, époux décédés, de nationalité polonaise, domicilié à Estevelles (Pas-de-Calais), Wladislas Mazur fut mineur de fond de mai 1930 à avril 1934, puis de avril 1935 à août 1942 à la Compagnie de Courrières. Il fut militant dès l’âge de dix-sept ans, sous des formes diverses, pour la défense des intérêts de ses compagnons de travail. Militant communiste et syndicaliste CGT, il habitait Estevelles, 25 rue d’Alger.

Wladislas Mazur se maria en 1935 avec Pauline Bartkowski à Harne.

Il fut un des pionniers de la lutte armée des combattants polonais sous le pseudonyme de Wtadek. Son groupe FTP-MOI comprenait des Français et des Ukrainiens évadés des camp de prisonniers car Wladislas parlait l’ukrainien. Son équipe pratiquait les sabotages dans les mines et les transports.

Les Allemands aidés par la police française l’arrêtèrent avec sa femme Pauline Bartkowski (pseudonymes Rozalia, Rosalie) le 21 juin 1942.

Il mourut le 29 septembre 1942 dans la prison Saint-Nicaise d’Arras suite aux tortures endurées. Il est parfois dit, par erreur, fusillé par les Allemands avec quatre autres camarades polonais le 29 septembre 1942 dans les fossés de la citadelle d’Arras.
Une compagnie FTP-MOI de 29 personnes prit son nom selon les publications polonaises qui lui sont consacrées.

Reconnu comme capitaine FFI, Mazur fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre en France et de la Croix Vituti militari en Pologne.

Son corps repose au cimetière communal d’Estevelles, tombe individuelle, rang G tombe 4.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article157983, notice MAZUR Wladislaw (Wladislas) par Christian Lescureux, version mise en ligne le 15 avril 2014, dernière modification le 25 février 2021.

Par Christian Lescureux

Tombe à Estevelles

SOURCES : Arch. Dép. Pas-de-Calais, 51 J/6. – J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit., p. 219, 223. – J. Estager, Ami, entends-tu, Paris, Messidor/Éd. Sociales, 1986, p. 244. – Mémorial des fusillés d’Arras. – Liberté, 27 octobre 1944. — Témoignage de son fils, Raymond Mazur, Pologne, juin 2015 ; documents français et polonais communiqués en mai-juin 2020. — État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément