BAR Louis.

Par Guy Vanschoenbeek - Jean Neuville

1858 − mai 1909. Dirigeant de l’Association gantoise (pr. Flandre orientale, arr. Gand - Gent) des travailleurs du coton, militant socialiste, mutualiste, conseiller communal de Gand, fils d’Eduard Bar.

Louis Bar s’occupe, en 1876, de la remise sur pied de l’Association gantoise des travailleurs du coton qui, avec la devise Eendracht maakt macht (l’union fait la force), s’engage résolument dans la voie du socialisme. Il représente l’association à certains congrès du Belgische werklieden partij (BWP - Parti ouvrier belge (POB)), notamment en 1889 et en 1898. En 1889, il est d’ailleurs commissaire aux comptes du POB et également délégué de la société de secours mutuels, L’Union.

En 1890 et en 1893, Louis Bar est élu membre du Conseil de l’industrie et du travail de Gand. Après les grèves de masse dans les usines de coton à Gand, en septembre-octobre 1895, qui a pour conséquence un fort développement du syndicat avec 1.600 membres, il devient le premier secrétaire permanent des travailleurs socialistes gantois du coton. Il est rédacteur du Textielarbeider (l’ouvrier textile). Bar est membre de la Commission syndicale du POB et participe régulièrement à ses congrès. Au Congrès de 1901, lors de la discussion sur le travail aux pièces, il s’oppose à la position de Joseph Baeck qui condamne le système. « Les ouvriers à l’heure », dit Bar, « sont constamment surveillés tandis que les ouvriers aux pièces travaillent sans être continuellement poussés par les contremaîtres ». Pour lui, en effet, les machines vont plus vite pour tout le monde et les ouvriers aux pièces gagnent plus que ceux payés à l’heure. En 1902, il présente au Congrès, avec F. Wauters, un rapport sur la limitation de la journée de travail. À celui de 1904, il défend l’idée d’une manifestation nationale en faveur de la diminution des heures de travail et de l’augmentation des salaires. Il veut qu’on rende possible les études professionnelles par la diminution des heures de travail.

Louis Bar est élu conseiller communal de Gand en 1895 et exerce ce mandat jusqu’en 1903 pour l’assumer à nouveau à partir de 1907. Il est également candidat aux élections provinciales de 1898 et 1904, sans pourtant être élu. En 1900, il se présente comme candidat au poll pour la liste de la Chambre mais n’est pas retenu.

Louis Bar meurt en mai 1909 de façon assez malheureuse. Lors de son enterrement, le Vooruit (En avant) déclare qu’« il n’était pas un tribun, pas un écrivain, et pas enthousiaste pour un sou » mais c’était « un homme qui défendait la cause ouvrière avec intelligence, sérieux et raison ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158187, notice BAR Louis. par Guy Vanschoenbeek - Jean Neuville, version mise en ligne le 15 avril 2014, dernière modification le 4 janvier 2020.

Par Guy Vanschoenbeek - Jean Neuville

SOURCE : VANSCHOENBEEK G., Novocento in Gent. De wortels van de sociaal-democratie in Vlaanderen, Gent-Antwerpen, AMSAB-Uitgeverij Hadewijch, 1995.

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