PIGNARD Raymond, Pierre, Victor, Clément

Par Cécile Forestier Jacques Girault

Né le 6 octobre 1916 à Nantua (Ain), mort le 12 novembre 1987 à Bourg-en-Bresse (Ain) ; instituteur dans l’Ain ; militant du SNI.

Fils d’un menuisier, Raymond Pignard, sans doute ne fut pas élève de l’Ecole normale d’instituteurs. Accomplissant son service militaire dans l’infanterie à Versailles (Seine-et-Oise), caporal, il se maria en septembre 1937 à Vincennes (Seine) avec une infirmière de l’Assistance publique. Le couple eut deux enfants et divorça en 1964. Il se remaria en octobre 1964 à Ambérieu-en-Bugey (Ain) avec une institutrice. Tout en conservant un logement à Ambérieu, le couple enseignait en Polynésie en 1966.

Raymond Pignard devint instituteur dans l’Ain après avoir obtenu le brevet supérieur. Nommé instituteur à Germagnat à partir d’octobre 1938, il y enseigna pendant la guerre tout en assurant le secrétariat de mairie. Pendant l’Occupation, il fut l’objet d’une plainte, sans doute suspecté d’avoir fait bénéficier la Résistance de bons de chaussures. Pendant l’Occupation, en 1941, il fut l’objet d’une plainte. Sans doute, comme de nombreux secrétaires de mairie, fut-il suspecté d’avoir fait bénéficier la population locale, et souvent la Résistance, de bons de chaussures.

Instituteur sans doute à Belmont, puis à Brénod enfin à Pont d’Ain, Raymond Pignard, membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, secrétaire adjoint au milieu des années 1950, devint le 11 avril 1957 le secrétaire de la section, responsabilité qu’il conserva pendant deux années.

Sa première épouse, Solange, Joséphine Phippaz-Turban, née le 29 avril 1914 à Marignier (Haute-Savoie), fille d’un cultivateur, tué en 1918 dans les combats de la Grande Guerre, et d’une couturière, pupille de la Nation, obtint le brevet supérieur en 1934 à Annecy. Elle réussit au diplôme d’infirmière en 1936. Après son mariage, elle suivit son mari dans l’Ain et devint institutrice à Germagnat en 1939. Titulaire du certificat d’aptitude en 1940, elle fut mutée à Belmont en 1944 et devint directrice à Brénod de 1946 à 1954. Reçue au certificat d’aptitude à l’enseignement postscolaire ménager agricole en 1950, elle fut nommée directrice de l’école de filles de Pont d’Ain en 1954, conservant cette fonction jusqu’à sa retraite en 1969. Tout au long de sa carrière, elle fut militante du SNI.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158233, notice PIGNARD Raymond, Pierre, Victor, Clément par Cécile Forestier Jacques Girault, version mise en ligne le 17 avril 2014, dernière modification le 1er août 2014.

Par Cécile Forestier Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Ain, (Cécile Forestier), 1 T 2131, 306 W 491, 486 W 10, 778 W 546, — Presse syndicale.

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