PIGNOT Georges, Louis

Par Jacques Girault

Né le 4 mai 1925 à Bossey-Veyrier (Haute-Savoie) ; instituteur ; militant du SNI ; militant communiste en Haute-Savoie.

Pignot et la chorale de l’orphelinat de Mélan-Taninges.
Pignot et la chorale de l’orphelinat de Mélan-Taninges.

Fils d’un douanier, Georges Pignot, élève de l’école primaire de Chens-sur-Léman, du cours complémentaire de Douvaine, puis dans la section « école primaire supérieure » annexée au collège de Thonon, du collège moderne d’Annecy, titulaire du brevet supérieur en 1945, aida la Résistance comme agent de liaison pendant la guerre.

 
Maître d’internat à l’orphelinat départemental de Mélan-Taninges en 1945-1946, il commença des suppléances d’instituteur dans son département (Sallanches, Saint-Sigismond, Pers-Jussy, Crempigny, Mélan-Taninges puis Annecy). Il créa et dirigea la chorale « Voies Unies » des orphelins de Mélan-Taninges de 1945 jusqu’en 1952, qui donnant des concerts dans la région et à Neufchâtel en Suisse et qui fut récompensée en 1949 au concours national du chant choral. Il était détaché à la Fédération des œuvres laïques à partir de 1950 dans le cadre de l’UFOLEA. Il prit un poste double avec son épouse à La Muraz en 1954 jusqu’en 1966. Par la suite, instituteur à Ville-le-Grand (école de Cornières), directeur à Ambilly où il créa en 1969 un foyer d’éducation populaire. Il obtint la direction de l’école du centre à Annemasse en 1977 qu’il conserva jusqu’à sa retraite en 1981.

 
Dispensé du service militaire comme la classe 1945, il se maria uniquement civilement en août 1954 à Clarafond (Haute-Savoie) avec une institutrice, née Bordon, fille d’un artisan-maçon. Le couple eut quatre enfants.

 
Membre du Syndicat national des instituteurs depuis 1945, délégué du canton de Reignier (1954-1966), il faisait partie du conseil puis bureau de la section départementale du SNI de 1947 à 1980. Secrétaire cantonal du comité d’action laïque, il fut très actif dans l’opposition à la loi Debré.

 
Membre de l’Union de la jeunesse républicaine de France en 1945, du Parti communiste français en 1947, il fut secrétaire de la section communiste de Taninges de 1949 à 1951. Secrétaire de la cellule communiste de La Muraz, il était en 1960 membre du bureau puis du secrétariat de la section communiste de Reignier. Il était aussi secrétaire du comité local du mouvement de la Paix. A Annemasse, il fut membre du comité de la section communiste et fut, par la suite, dans les années 1980, secrétaire de la cellule communiste de Cranves-Sales.
Il entra à la commission de contrôle financier de la fédération communiste de Haute-Savoie de 1960 à 1964, année où il devint membre du comité fédéral de 1964 à 1970. Il demanda alors à être libéré de cette responsabilité pour se consacrer à des « activités professionnelles autour de l’école ». Il était en effet directeur d’un groupe scolaire important à Annemasse, où il était membre du comité de la section communiste et exerçait toujours des responsabilités au sein de la FOL.

 
Retraité, membre de la commission départementale du SNI des retraités, en désaccord avec la fédération communiste, il démissionna du PCF en 1987. Il pratiqua le chant à la Maison de la jeunesse et de la culture d’Annemasse, au club des retraités de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale et dans la chorale des anciens élèves du lycée d’Annecy. Il se retira par la suite à Cranves-Sales avec son épouse. 

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158234, notice PIGNOT Georges, Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 17 avril 2014, dernière modification le 17 avril 2014.

Par Jacques Girault

Pignot et la chorale de l'orphelinat de Mélan-Taninges.
Pignot et la chorale de l’orphelinat de Mélan-Taninges.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes de Rémy Pergoux.

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