RABY Jean, Auguste, Marie

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 4 janvier 1923 à Locminé (Morbihan), exécuté sommairement le 6 juillet 1944 à Plumelin (Morbihan) ; étudiant ; FFI.

Jean Raby
Jean Raby
SOURCE :René Le Guénic,
Morbihan-Mémorial de la Résistance

Jean Raby était le fils de Jean Joseph Raby, décédé, et d’Augustine Jeanne Marie Françoise Le Dorze. Célibataire, il était domicilié à Quimper (Finistère) où il fit ses études au lycée Saint-Yves.

En 1942, Jean Raby tenta en vain de gagner le Maroc. Après cet échec, il revint se cacher à Quimper (Finistère), puis alla se réfugier chez ses grands-parents à Locminé (Morbihan), il rejoignit les Forces françaises de l’intérieur au sein de la 17e compagnie (dite compagnie de Locminé) du 1er Bataillon FFI (AS) du Morbihan commandé par Raymond Le Vigouroux [pseudonyme dans la Résistance : commandant Hervé].
Le 3 juillet 1944 vers 5 heures du matin, des miliciens bretons et des soldats allemands qui avaient été informés du retour à Locminé (Morbihan) de FTPF venus assister le 2 juillet à l’enterrement de Jean Annic, y effectuèrent une rafle. Ils rassemblèrent sur une place du bourg trente-cinq jeunes hommes âgés de 16 à 60 ans, parmi lesquels se trouvait Jean Raby. Ils furent conduits dans l’école publique de Locminé, où ils furent interrogés et torturés. Vingt-cinq d’entre eux furent fusillés au fort Penthièvre et trois furent déportés. Jean Raby, après avoir été atrocement torturé fut amené à Plumelin et exécuté le 6 juillet 1944 dans un champ à la sortie du bourg, en bordure de la route de Saint-Quidy.

Le 3 juillet 1944, vers 5 heures du matin, miliciens bretons et soldats allemands cernèrent la ville de Locminé et rassemblèrent sur une place du bourg tous les hommes de 16 à 60 ans, parmi lesquels se trouvait Jean Raby. Détenu dans les geôles aménagées dans l’école publique, il fut longuement et horriblement torturé. Conduit le 6 juillet 1944 sur une lande de Plumelin, il continua de refuser de parler malgré la menace d’exécution. Il fut finalement exécuté dans un champ en bordure de la route de Saint-Quidy.

Jean Raby a obtenu la mention « Mort pour la France ». Il a été homologué FFI et RIF.

Dans le Morbihan, le nom de Jean Raby est inscrit sur un monument érigé en février 1947 sur le lieu de son exécution à Plumelin, commune qui a donné son nom à une place de la commune située près de la mairie.
À Locminé, il est gravé, orthographié « Rabi », sur le mémorial 1939-1945 érigé dans le cimetière et sur le monument aux morts.
À Moréac, il figure sur la plaque dédiée à la « Cie de Locminé (17e Cie d’AS) » du monument de Porh-Le Gal.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158346, notice RABY Jean, Auguste, Marie par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 21 avril 2014, dernière modification le 26 août 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Jean Raby
Jean Raby
SOURCE :René Le Guénic,
Morbihan-Mémorial de la Résistance
Sur le monument de Plumelin
Sur le monument de Plumelin
« Ici Jean RABY a été fusillé par les Allemands
le 6 juillet 1944 »
« Ici le 6 juillet 1944 après avoir été torturé
Jean Raby a été assassiné par les Allemands
Victime [illisible]... triotique »
Dans le cimetière de Locminé
Dans le cimetière de Locminé
Sur le monument de Porh-Le Gal en Moréac
Sur le monument de Porh-Le Gal en Moréac
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCE : SHD, Vincennes, GR 16 P 496797 — Ami, entends-tu… numéro 6, avril 1968. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance (photo), Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — État civil, Plumelin (acte de décès).

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