ROBARDET Georges, Joseph

Par Robert Hirsch, Jean Maitron

Né le 15 juillet 1904 à Montécheroux (Doubs), mort le 14 juillet 1983 à Rigney (Doubs) ; instituteur ; membre du bureau de la région parisienne du Syndicat national des instituteurs (1936-1960).

Fils d’instituteurs du Doubs qui vinrent à Paris (son père fut directeur d’école à Colombes (Seine/Hauts-de-Seine), Georges Robardet fut élève du cours complémentaire d’Audincourt (Doubs) puis de l’École normale d’instituteurs de Besançon, promotion 1920-1923.

En octobre 1923, il entra au collège Chaptal à Paris pour préparer le concours de l’Ecole normale supérieure primaire de Saint-Cloud. Il obtint un certificat d’études supérieures de géographie à la Sorbonne en 1925. En 1925-1926, il accomplit son service militaire en Algérie comme sous-lieutenant d’infanterie coloniale. De retour à Paris, il fut suppléant rue Saint-Lambert (XVe arr.). Titularisé, il fut nommé à Clamart (Seine) à l’école de la mairie. En 1927, il obtint un poste à Boulogne-Billancourt où il exerça jusqu’en 1939.

Il se maria uniquement civilement avec une institutrice (pas de mention sur le registre de naissance). Le couple eut un enfant avant 1939.

Georges Robardet adhéra au Syndicat national (CGT) dès son premier poste et, en 1929, devint secrétaire de la sous-section syndicale de Boulogne. Membre du conseil syndical et du bureau de la section du SNI depuis 1936, il fut réélu en février 1939 sur la liste « de l’Unité et de la Paix » avec 2 097 voix sur 2 858 votants (quatrième position). Entré au bureau syndical, il était responsable de la trésorerie. Gréviste le 12 février 1934 et le 30 novembre 1938, il fut sanctionné d’une retenue de huit jours de salaire. Il s’affirmait comme « résolument pacifiste ». Parallèlement, F. Robardet, sans doute son épouse, était désignée au conseil syndical dans le groupe de Boulogne avec 108 voix.

Officier de réserve, Georges Robardet fut mobilisé en septembre 1939 et, fait prisonnier le 19 mai 1940, passa une partie de la guerre en captivité en Allemagne. Rapatrié sanitaire en octobre 1942, il reprit son poste à Boulogne après trois mois de repos puis fut nommé au cours complémentaire de Clamart où il exerça comme professeur de français et d’histoire-géographie. En 1946, il passa au cours complémentaire de la rue Blomet (XVe arr.) où il acheva sa carrière en 1959.
Georges Robardet participa à la reconstitution clandestine du syndicat et à la Libération fit partie du bureau provisoire de l’organisation. Aux premières élections du conseil syndical en 1945, élu sur la liste de la majorité fédérale « Pour l’indépendance, la démocratie, l’action », il fut reconduit au conseil jusqu’à sa retraite. Membre du bureau en 1944, il en redevint membre à partir de 1952. Il fut secrétaire des commissions des conflits en 1952, des affaires administratives en 1954, des cours complémentaires en 1956. Il fut élu au Conseil départemental de l’enseignement primaire pour l’arrondissement de Sceaux de 1945 à 1948 et à la commission administrative paritaire de 1945 à 1958.

Georges Robardet participa assez régulièrement aux congrès nationaux du SNI, occupant diverses responsabilités comme en juillet 1957 à la commission de la presse.

Un an avant sa retraite, il fut nommé correspondant départemental de la section de la Seine de la MAAIF et conserva ce poste jusqu’en septembre 1967, date à laquelle il fut frappé d’une attaque d’hémiplégie. Sans doute veuf, il se maria le 17 juin 1967, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158388, notice ROBARDET Georges, Joseph par Robert Hirsch, Jean Maitron , version mise en ligne le 22 avril 2014, dernière modification le 29 mars 2021.

Par Robert Hirsch, Jean Maitron

SOURCES : Renseignements fournis à Jacques Girault par l’intéressé (1975). — Témoignage du militant et de son épouse (1979). — Presse syndicale. — Kunde (Kurt), Le SNI d’octobre 1935 à juin 1940 dans le département de la Seine, Mémoire de maîtrise, Université de Paris I, 1986. — Hirsch (Robert), Le section de la Seine du Syndicat national des instituteurs et institutrices de 1944 à 1967, thèse, Université de Paris 13, 2003. —DBMOF, notice par J. Maitron.

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