BLASCO Lucien, Benoît

Par Jean-Claude Malé

Né 21 mars 1920 à Huesca (Espagne), mort 17 février 1992 à Pau (Pyrénées-Atlatique) ; combattant de la Guerre d’Espagne, résistant, communiste puis exclu.

Lucien Blasco naquit à Huesca, en Espagne, première ville après la frontière du col du Somport. Il fut naturalisé français le 5 octobre 1951
Fils de Victoria épouse Blasco et de Lucien Blasco, manœuvre qui travaillait en France au col du Somport dans la vallée d’Aspe à Cette-Ygun (arsenal), pour la voie ferré, avant de aller à Jurançon où il travailla comme sandalier. Son père était sympathisant du PCF.

Lucien Blasco suivit des études primaires, secondaires, professionnelles. En 1936, il habitait un Quartier « rouge ». Son frère aîné (Auréo Blasco), expulsé de France en 1933, emprisonné, libéré en février 1936 fut porté disparu en juillet 1936 à Saragosse à 30 ans au moment soulèvement franquiste. Une photo de lui retrouvé dans les archives familiales porte la mention : « Auréo BLASCO expulsé, incarcéré en Espagne et fusillé. »

Avant guerre, ouvrier sandalier. Engagé à seize ans dans l’armée républicaine espagnole.

Lucien Blasco s’engagea à dix-sept ans dans l’armée de la république espagnole ; son père l’accompagne au consulat espagnol à Pau, car il était mineur. Il fut versé dans les brigades internationales.
Sur des photos, on le voit , en août 1937 à Pau, et en 1938 à Barcelone avec cinq jeunes, en tenue plus ou moins militaires.

À la Retirada, il rejoignit ces parents à Pau..

Pendant l’occupation, il participa à la réorganisation du Parti communiste clandestin, avec notamment, Amédé Loustau, cheminot ; Marie Duffour, institutrice et Jean Lagrèze avec lequel il organisa plus tard les maquis de Nay et de Lys. Selon une attestation datée du 1er juin .1949, signé par le général C. A. d’Anselme, commandant de la cinquième région militaire : il a servi dans les « Forces Française de l’Intérieur », FTPF. 10e brigade des Guérilleros espagnols (Basses Pyrénées), du 15 avril 1943 au 22 août 1944, (libération de Pau). Le 23 août 1944 incorporé au 7e bataillon de sécurité Espagnol, (Basé au domaine de Sers à PAU, commandant Santiago Gonzalez), il fut démobilisé le 1er mai 1945.

Une attestation F.F.I. du lieutenant-colonel Boudoube précise qu’il s’était distingué du 12 au 21 juin 1944, à l’attaque de l’ennemi dans les secteurs de Peyrehorade (40) ; Arthez d’Asson (64) ; Ferrières (65) ; au « Baget » d’Arudy (64) dans des actions conjointes FTPF et Guérilleros.

Il eut une homologation au grade de Lieutenant le 13 juin 1952.

Cité à l’ordre de la brigade, le 17 août 1945, il obtint la croix de guerre avec étoile de bronze, la médaille commémorative française de la guerre 39-45 et, en 1952, la médaille du combattant volontaire de la Résistance.

Après la guerre, artisan sandalier, il possédait un petit atelier, travail qu’il cumulait avec ses autres activités : commerçant, libraire pour le PCF, artisan en mécanique générale.
En 1952, il partit en Afrique à Elisabethville (Congo Belge), pour y implanter une fabrique d’espadrilles, l’affaire ne semble pas avoir eu de suite.

Militant actif au PCF et du PCE clandestin, il avait été poursuivi le 12 juillet 1946 et arrêté pour détention d’armes de guerre : selon l’Éclair des Pyrénées, ce dépôt composé d’une tonne d’armes et de munitions aurait été constitué par un groupe républicain espagnol. Il y eut non-lieu. Avec le PCE, il participa à la diffusion de Mundo Obrero et aux autres activités clandestines.

Il fut exclu du PCF à l’époque de l’éviction d’André Marty et de Charles Tilhon* (1952-1953). (Voir Jean Grangé*).

Au moment de la monté du mouvement Poujade (1953), avec Parnaut*, ils entrèrent au syndicat des commerçants.

Marié avec Marie-Jeanne Lamarque, secrétaire à la préfecture de Pau, sans engagement connu, il eut trois garçons et deux filles.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158428, notice BLASCO Lucien, Benoît par Jean-Claude Malé, version mise en ligne le 23 avril 2014, dernière modification le 7 février 2016.

Par Jean-Claude Malé

SOURCES : Fiche biographique, réalisée dans le cadre de la recherche pour le : « Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français », 1940 1968, par J. C. Malé et André Bénéch, pour l’I.H.S. cgt 64, en février 2006.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément