GRAF Jack, Georges

Par Daniel Grason

Né le 12 février 1924 à Garches (Seine-et-Oise, Hauts-de-Seine), fusillé le 2 juin 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; dessinateur industriel ; résistant FTPF.

Fils de Jean, constructeur, et de Louise, née Coudray, sans profession, Jack Graf demeurait 16 rue du Général-Lhérillier à Ermont (Seine-et-Oise, Val-d’Oise) ; il exerçait la profession de dessinateur industriel. Pendant la guerre, il rejoignit les FTP, fit partie du groupe FTP Alsace-Lorraine de la région ouest de la région parisienne.
Le groupe était dirigé par Albert Thouvenin, il comprenait une douzaine d’hommes et de femmes qui participèrent à des actions à partir d’octobre 1943. Pour récupérer des fonds, ils attaquèrent le bureau de poste de Montmagny (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), firent dérailler un train à Saint-Ouen-l’Aumône. Les armes manquaient, ils désarmèrent deux gardiens de la paix à Deuil-la-Barre et à Bourg-la-Reine ainsi que deux gardiens des Groupes mobiles de réserve (GMR) à Enghien-les-Bains.
Des tentatives de sabotage de voies ferrées échouèrent à Goussainville-Louvres, à Franconville et à Brévannes, il en fut de même de l’attaque de deux gendarmes. Le 10 janvier 1944, plusieurs FTP dérobèrent des colis dans la gare d’Argenteuil, des gendarmes les interpellèrent. Des coups de feu furent échangés, Albert Thouvenin tomba mortellement touché, trois FTP furent arrêtés ainsi que son amie Solange Hochet.
Arrêté le 14 janvier 1944, Jack Graf fut incarcéré à la prison de Fresnes. Interrogé, il reconnut faire partie d’un groupe de francs-tireurs et avoir participé à plusieurs attentats. Incarcéré à la prison de Fresnes, il fut livré au capitaine Mag, chef de section à la police allemande. La police de sécurité et du renseignement de la SS (Sipo-SD), appelée plus communément Gestapo, interrogeait les résistants à son siège au 11 rue des Saussaies, à Paris (VIIIe arr.)
Il comparut le 25 mai 1944 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Condamné à mort pour « activité de franc-tireur », il fut passé par les armes le 2 juin 1944 à 15 h 19 au Mont-Valérien.
Son inhumation eut lieu dans le carré des corps restitués aux familles au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne). Le nom de Jack Graf figure sur le monument aux morts d’Ermont (orthographié Jack Graff).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158464, notice GRAF Jack, Georges par Daniel Grason, version mise en ligne le 25 avril 2014, dernière modification le 24 mars 2017.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo., 77W 911, 77W 1878. – DAVCC, Caen, Boîte 5, Liste S 1744-382/44 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil, Garches.

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