PLOUVIER Paul, Daniel, Abel

Par Jacques Girault

Né le 29 août 1929 à Anzin (Nord), mort le 18 juillet 1999 à Trento (Italie) ; instituteur dans le Nord ; militant du SNI ; militant du PSU puis radical de gauche ; militant laïque.

Fils d’un mécanicien à la compagnie de chemins de fer du Nord, Paul Plouvier reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du collège des Flandres à Hazebrouck (Nord) puis au lycée français de Fulpmes (Autriche), il obtint le baccalauréat et, devançant l’appel, fut incorporé en 1949 dans les parachutistes à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Il termina son service militaire en 1950 comme lieutenant.

Plouvier devint alors instituteur à l’école Jean Jaurès à Hazebouck. Devenu libre-penseur, il se maria uniquement civilement en juillet 1952 à Lambersart (Nord) avec Arlette Langrand, institutrice. Le couple eut trois garçons.

Instituteur, avec son épouse institutrice de 1954 à 1957, à Hazebrouck, Paul Plouvier, membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, lors du congrès national du SNI, le 14 juillet 1962, dans la discussion du rapport laïque de Clément Durand, approuva la résolution présentée. Deux ans plus tard, au congrès de Lille, le 7 juillet, après le rapport de Michel Lasserre sur la question laïque, il dénonça les avantages accordés aux écoles privées par le gouvernement. Il fut désigné par le congrès dans la commission nationale des écoles rurales.

Il militait aussi dans l’amicale laïque, dans la Ligue des droits de l’Homme et dans des associations d’éducation populaire. Il fut mis à la disposition de l’Union des amicales laïques du Nord (devenue Fédération laïque des associations socio-éducatives du Nord) en mars 1963. Secrétaire général adjoint de l’organisation pendant dix ans, il fut mis à la disposition, sur le plan national, de la fédération des éclaireurs et éclaireuses de France en 1973, dont il fut le délégué régional jusqu’en 1985 avec de devenir le secrétaire national du mouvement en 1987-1988. Responsable du groupe d’Hazebrouck des éclaireurs, il créa, puis dirigea, avec son épouse en 1976 le centre de Pleine Nature au Parc de Morbecque, parc de plein air qui servit de base aux éclaireurs de France accueillant des classes de découverte. Cette réalisation prit le nom de Centre Paul Plouvier.

Membre du bureau de la Jeunesse au Plein air, secrétaire adjoint puis secrétaire général jusqu’en avril 1994, il resta par la suite membre du bureau national. Il créa dans le Nord l’opération « Vacances du cœur » en 1987 pour les enfants de chômeurs avec le soutien de toutes les organisations syndicales et laïques.

Membre du Parti socialiste unifié depuis sa création en 1960, au début des années 1970, il adhéra au Parti socialiste qu’il quitta à la suite d’un désaccord sur l’orientation politique. Fondateur à Hazebrouck du Parti des radicaux de gauche en1997, il en devint par la suite le président et fut le suppléant du député « divers gauche » aux élections législatives en 1997. Il siégea aussi dans les années de décembre 1979 à juin 1989 au Conseil économique et social de la région Nord-Pas-de-Calais. Membre de son bureau, il fut le vice-président de la commission « Education, formation et culture » puis le premier vice-président du CESR d’avril 1985 à juin 1989.

Après sa retraite administrative comme directeur d’école en 1985, il devint délégué départemental de l’Éducation nationale. Membre du SNI, il était membre de la Fédération générale des retraités.

Après le décès de son épouse, Plouvier se remaria en juin 1981 à Hazebrouck avec une institutrice. Il décéda lors d’un voyage touristique en Italie.

Son nom fut donné à une avenue à Bruay la Buissière (Pas-de-Calais).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158515, notice PLOUVIER Paul, Daniel, Abel par Jacques Girault, version mise en ligne le 28 avril 2014, dernière modification le 8 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat, 581AP/100. — Arch. Mun. Hazebrouck (Jessica Vandevoorde). — Renseignements fournis par son fils et par son épouse. — Presse syndicale. — Note de Jacques Messiant.

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