ROGER Aimé, Alexandre

Par Didier Bigorgne

Né le 20 janvier 1909 à Monthermé (Ardennes), mort le 14 décembre 1989 à Charleville-Mézières (Ardennes) ; ouvrier métallurgiste ; coopérateur, militant communiste et résistant ; maire adjoint de Monthermé (1945-1953).

Fils d’un maçon et d’une mère au foyer, Aimé Roger exerçait le métier de mouleur quand il épousa Rosine Clémence Molitor, sans profession, le 8 février 1932 à Monthermé. De cette union naquirent deux enfants (un garçon et une fille).

Membre du syndicat CGTU des Métaux et du Parti communiste, Aimé Roger s’investit localement dans le mouvement coopératif. Il siégea au conseil d’administration de la boulangerie coopérative La Ruche de 1932 à 1941 et de la société coopérative de consommation la Ménagère de 1934 à 1950. Il était aussi membre du conseil d’administration de la Maison du peuple en 1937.

Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, Aimé Roger fut fait prisonnier par les Allemands le 19 juin 1940 à Châlon-sur-Saône. En septembre, il s’évada du camp de prisonnier de Longvic. Démobilisé au mois de décembre, il rentra dans les Ardennes.

Militant du Front national, Aimé Roger distribua en novembre 1942, des tracts qui appelaient à manifester pour la célébration du 11 novembre. Arrêté le mois suivant par la police allemande, il réussit à s’évader. Le 23 février 1943, la section spéciale de la cour de Nancy le condamna par contumace à cinq ans de travaux forcés et vingt années d’interdiction de séjour.

Au printemps 1944, Aimé Roger constitua le maquis FTPF des Communes dans la vallée de la Meuse, qu’il dirigea avec le grade de lieutenant. Nommé ensuite responsable régional à l’organisation des maquis, avec le grade de capitaine, il rejoignit la 2e compagnie FTPF des Ardennes stationnée dans la forêt du Mont-Dieu, et participa à la libération de Charleville.

Élu au premier tour des élections municipales, le 29 avril 1945, à Monthermé, Aimé Roger devint premier adjoint. Le 19 octobre 1947, il conduisit la liste du Parti communiste ; il fut réélu le 26 octobre suivant sur une liste d’union, composée de quinze communistes et de huit socialistes, qui remporta la victoire totale. Il occupa le poste de deuxième adjoint au maire communiste Henri Pescheux* jusqu’en 1953.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158614, notice ROGER Aimé, Alexandre par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 4 mai 2014, dernière modification le 4 mai 2014.

Par Didier Bigorgne

SOURCES : Arch. Dép. Ardennes, 1J 361. Communiqués militaires des FTPF (avril-août 1944). .— Arch. municipales de Monthermé. — Liberté, 18 octobre 1947. — Presse locale. — Philippe Lecler, Le temps des partisans, Langres, Éditions Dominique Guéniot 2009. — État civil de Monthermé.

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