SANTERNE Georges, Léon, Joseph

Par Christian Lescureux

Né le 23 juillet 1924 à Athies (Pas-de-Calais), fusillé le 1er novembre 1943 à Arras (Pas-de-Calais) ; ouvrier terrassier ; militant des Jeunesses communistes ; résistant au sein des FTPF.

Fils de Charles et de Laetitia (née Coquerelle), Georges Santerne était célibataire et domicilié chez ses parents, 122 cité des Jardins à Arras. Il termina ses études à quatorze ans, puis travailla comme manœuvre pour de nombreuses entreprises. Depuis l’âge de dix-sept ans, jeune communiste, il appartenait au groupe de résistants formé par Julien Hapiot.
Ayant quitté depuis peu le domicile familial, Georges Santerne fut arrêté le 18 septembre 1942 sur la route de Lens à Sainte-Catherine-les-Arras, alors qu’il se trouvait en compagnie de son frère Charles, illégal en fuite, d’Octave Dreze, illégal en fuite également, et d’un certain Marcel Moisy.
Relâché faute de preuves, il fut arrêté à nouveau au mois de septembre 1943 par la Geheimfeldpolizei (GFP) d’Arras, au cours d’une opération dans la cité des Cheminots d’Arras. Il était porteur d’un revolver et se trouvait dans l’illégalité. Selon une autre source, il fut arrêté par les autorités allemandes et la police française pour « détention d’armes prohibées, participation aux attentats, aide à l’ennemi et menées bolchévistes ».
Selon la police, il aurait avoué avoir participé à de nombreux attentats. Certains renseignements recueillis mentionnent sa participation à dix-huit attentats et sabotages en compagnie de son frère Charles, d’Octave Dreze et de Marcel Moisy.
L’acte d’accusation mentionne « qu’avec son camarade Paul Camphin, il appartient depuis 1940 aux Jeunesses communistes, notamment chargé de la distribution de journaux communistes. Qu’en 1942, tous deux s’affilièrent à un groupe terroriste, furent munis de pistolets et participèrent à de nombreux attentats et autres crimes et provoquèrent des incendies ».
Condamné à mort par le tribunal militaire OFK 670 d’Arras en août 1944 ou le 8 octobre 1943 (selon les sources), Georges Santerne a été fusillé le 1er novembre 1943 à 16 h 43 dans les fossés de la citadelle d’Arras.
La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée par décision du ministre des Anciens Combattants et Victimes de guerre du 25 septembre 1947.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158673, notice SANTERNE Georges, Léon, Joseph par Christian Lescureux, version mise en ligne le 29 octobre 2014, dernière modification le 25 mars 2017.

Par Christian Lescureux

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Pas-de-Calais, M 5022/1 et 51 J/6. – J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit., p. 242. – Jacques Estager, Ami, entends-tu, Messidor/Éd. Sociales, Paris, 1986, p. 77, 152. – Mémorial des fusillés d’Arras. – État civil.

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