SCHOTT Philippe <Schott Philippe André>

Par Léon Strauss

Né le 18 octobre 1888 à Lingolsheim (Basse-Alsace annexée), mort le 18 octobre 1969 à Strasbourg (Bas-Rhin), serrurier, social-démocrate, communiste, militant de l’ARAC et de la CGT ; président de la section de Strasbourg dans les années 1920 ; président de l’union des syndicats de métallurgistes du Bas -Rhin dans les années trente et après la Libération.

Philippe Schott, serrurier domicilié à Strasbourg, est le fils de Martin Schott, menuisier, et de Salomé Schott, tous deux nés en Alsace. Il se maria en 1910 avec Caroline Martz, elle-même militante en 1927 de l’Union fraternelle des femmes contre la guerre et dont il eut un fils, Schott Emile (2)*. Il s’est marié en secondes noces le 22 mai 1964 à Schiltigheim avec Thérèse Garny. Apprenti serrurier dans le quartier strasbourgeois de La Montagne Verte, il adhéra au Metallarbeiterverband (syndicat des métallurgistes) en 1906. et au Parti social-démocrate en 1910. Souvent sanctionné pour son activité syndicale, il figurait avant la Grande guerre sur la liste noire du patronat. Comme la majorité des socialistes strasbourgeois, il adhéra au Parti communiste en 1921. En 1922, il fréquentait assidûment les réunions communistes, mais n’était pas « considéré comme un militant », selon la police. Il a pourtant présidé la section communiste de Strasbourg pendant cinq ans. En 1924, il représenta le Bas-Rhin au Ve congrès de l’Internationale communiste à Moscou. En 1927, il était président de la section de l’ARAC de Strasbourg. Le 17 septembre 1927, lors d’une réunion du sous-rayon, il insista pour qu’une propagande plus active soit faite parmi la classe ouvrière en vue de la réunion de protestation du 19 septembre contre l’exécution de Sacco et Vanzetti. Ce jour-là, il prit la parole en uniforme de l’ARAC. Il déclara que cette association non-politique avait été créée pour grouper les anciens combattants hostiles à la guerre et au fascisme et que ses membres portaient un uniforme pour mieux se faire respecter, notamment lorsqu’ils assuraient l’ordre, dans les réunions. Au deuxième tour des élections municipales de 1929, Charles Hueber* lui proposa de figurer en deuxième place sur une de ses listes cantonales d’union avec les autonomistes. Il refusa et, après l’élection de Hueber comme maire, refusa également l’offre que lui fit ce dernier d’un poste de contremaître mécanicien à l’abattoir municipal. Il fut l’un des douze militants restés fidèles au Parti « ligniste », le PC SFIC et il fit alors partie du Comité provisoire du sous-rayon de Strasbourg. Il était en 1932 l’un des dirigeants de la cellule communiste « Lénine » du quartier des Ponts-Couverts qui aurait compté une trentaine d’adhérents. En 1938, il présidait le Syndicat CGT des ouvriers métallurgistes du Bas-Rhin. Il avait fondé l’Arbeiter Schalmeikappell (orphéon ouvrier) et militait dans le sport travailliste. On le retrouve en 1945-1946 président de l’Union des Syndicats CGT des Travailleurs de la Métallurgie du Bas-Rhin. Il fut en 1949-1951 gérant de la Tribune des rentiers sociaux et de L’Invalide du Travail, organes bilingues successifs de l’Union nationale des invalides et accidentés du travail.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158820, notice SCHOTT Philippe <Schott Philippe André> par Léon Strauss, version mise en ligne le 13 mai 2014, dernière modification le 8 septembre 2015.

Par Léon Strauss

SOURCES : Arch. Nat. F7/13130 - F7/13378 -Arch. dép. Bas-Rhin, 98 AL 639 ; 102 AL 47. – DBMOF, 41, p.186. — L’Humanité, Strasbourg, 18 octobre 1938 (avec photo) – La Presse libre, 12 mars 1946. — L’Humanité d’Alsace et de Lorraine, édition spéciale, décembre 1960 : 40 Jahre Kommunistiche Partei Frankreichs, p. 11-12 (témoignage et photo)- C. Lorentz, La presse alsacienne au XXe siècle, Strasbourg, 1997, p.407. – Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, n° 34, Strasbourg, 1999, p. 3536-3537.

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