GAUSSEN Francis, Paul ["LACAZE", pseudonyme de Résistance]

Par Alain Prigent

Né le 9 octobre 1924 à Nîmes (Gard), fusillé le 31 mai 1944 à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) ; commis de l’enregistrement  ; résistant (AS).

Stèle de Francis Gaussen, monument commémoratif des fusillés de la Madeleine, en bordure de la route de Montpellier à Sète
Stèle de Francis Gaussen, monument commémoratif des fusillés de la Madeleine, en bordure de la route de Montpellier à Sète
Photographie : André Balent, 13 février 2016

Francis Gaussen était le fils de Paul, Edmond Gaussen, mécanicien en chaussures domicilié à Nîmes né le 6 octobre 1886 à Saint-Mamert (Gard), et d’Alice, Ida, Adolphine Cabanis, sans profession, née à Clairan (Gard) le 19 mars 1888. Célibataire, il était domicilié chez ses parents, 17 rue Porte-Bancière à Nîmes. Il fut aussi, pendant peu de temps, soldat du 1er régiment de France, le seul qui subsistait après la dissolution de l’armée d’armistice
Au maquis depuis février 1944, Francis Gaussen, alias Lacaze, était membre du maquis Bir Hakeim* de La Picharlerie situé dans la commune de Moissac-Vallée-Française dans les Cévennes (Gard), sous les ordres du sous-lieutenant Guillou et de Jean Capel, alias "commandant Barot".
Il fut fait prisonnier à la suite de combats le 8 avril 1944 à Saint-Étienne-Vallée-Française au lieu-dit Pont-de-Peyrasse (Sur le maquis de la Picharlerie et les combats du 7 au 12 avril 1944, cf. Sauvebois Aimé). Après un interrogatoire dans les locaux de la boucherie Imbert, il fut emmené avec Aimé Sauvebois à Montpellier.
Incarcéré à la prison des Baumettes à Marseille (Bouches-du-Rhône), il fut condamné à mort le 30 mai 1944 par le tribunal allemand 894 de Nîmes qui siégeait à la citadelle de Montpellier.
Il a été fusillé au stand de tir de la Madeleine à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) le 31 mai 1944 avec Aimé Sauvebois, membre du même maquis, et quatre autres résistants. Son décès fut cependant enregistré à l’état civil de Montpellier (Hérault) avec les prénom et nom de "Paul Gaussens". La date portée sur cet acte est : "vers le 30 mai mille neuf cent quarante-quatre". Inhumé anonymement à Montpellier, il fut exhumé et identifié le 19 septembre 1944. Il fut alors inhumé à Maisan-par-Quissac (Gard).

Francis Gaussen a reçu la mention « Mort pour la France » en juin 1945. Elle fut inscrite en marge de son acte de décès le 7 juin 1945 et de son acte de naissance le 28 octobre 1957.

Son nom figure sur le monument aux morts de Nîmes et sur les deux monuments de Villeneuve-lès-Maguelone érigés en mémoire des seize résistants fusillés entre le 14 mars et le 11 juillet 1944 (exécution datée du 31 mai et non du 30 comme l’indique l’acte de décès). Il est aussi gravé sur le monument érigé à Mourèze (Hérault) à la mémoire des morts ayant combattu dans les rangs du maquis Bir Hakeim. Paradoxalement, il ne figure pas sur le monument érigé à Moissac-Vallée-Française (Lozère) à la mémoire des résistants français et allemands ayant participé aux combats autour de la Picharlerie entre le 7 et le 12 avril 1944.

Voir : Lieu d’exécution de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158848, notice GAUSSEN Francis, Paul ["LACAZE", pseudonyme de Résistance] par Alain Prigent, version mise en ligne le 13 juillet 2016, dernière modification le 20 février 2021.

Par Alain Prigent

Au lieu dit Le Passadou à Saint-Étienne-Vallée-française.
Au lieu dit Le Passadou à Saint-Étienne-Vallée-française, avec son hôte.
Stèle de Francis Gaussen, monument commémoratif des fusillés de la Madeleine, en bordure de la route de Montpellier à Sète
Stèle de Francis Gaussen, monument commémoratif des fusillés de la Madeleine, en bordure de la route de Montpellier à Sète
Photographie : André Balent, 13 février 2016

SOURCES : DAVCC, Caen, 21P191781. — Arch. com de Nîmes, État civil, (naissance) et Arch. com. de Montpellier (décès). — Jean-Pierre Besse, Thomas Pouty, Les fusillés (1940-1944). Répression et exécutions pendant l’occupation,(1940-1944), Paris, Éditions de l’Atelier, 2006, 199 p. — Henri Cordesse, Histoire de la Résistance en Lozère 1940-1944, Montpellier, Les Presses du Languedoc, Max Chaleil éditeur, 3e édition, 1999, 285 p. [pp. 125-134]. — Le Maquis école de La Picharlerie (1943-1944), Mende, ONAC VG Lozère, 2e édition révisée, 2010, 32 p. — Site MemorialGenWeb, consulté les 22 et 23 décembre 2015. — Notes d’André Balent. — Renseignements et photos communiquées par Alice Ducros.

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