DELOR Jean-Yves

Par Jean-Pierre Besse, Delphine Leneveu

Né le 12 juillet 1911 à Plassac (Gironde), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp militaire de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; instituteur ; militant communiste de Gironde.

Fils d’un employé à l’usine à pétrole, Jean-Yves Delor était instituteur. Il se maria à Blaye (Gironde) en août 1936 avec Jeanne Latour.
Militant communiste, instituteur à Blaye depuis 1933, il fut déplacé d’office à Saint-André-de-Cubzac (Gironde) après la dissolution du Parti communiste. Il refusa de gagner son poste mais la police le contraignit à quitter Blaye. Il se fixa à Saint-Ciers-du-Taillon (Charente-Inférieure, Charente-Maritime) et devint comptable.
Arrêté le 23 juin 1941 par la police française car « sympathisant communiste », Jean-Yves Delor fut interné à la forteresse de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Inférieure, Charente-Maritime) puis transféré au fort du Hâ (Bordeaux, Gironde).
Il fut l’un des cinquante otages fusillés le 24 octobre 1941 au camp de Souge en représailles à l’attentat qui coûta la vie à l’officier allemand Hans Reimers le 21 octobre 1941 à Bordeaux.
Sa femme s’engagea dans la Résistance.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158892, notice DELOR Jean-Yves par Jean-Pierre Besse, Delphine Leneveu, version mise en ligne le 15 mai 2014, dernière modification le 5 juillet 2021.

Par Jean-Pierre Besse, Delphine Leneveu

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). — Henri Chassaing, Georges Durou, Hommage aux fusillés de la région bordelaise, 1940-1941, 1991. — Site des Fusillés de Souge. —État civil.

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