D’ERAMO Raphaël, Luigi, Maria

Par Jean-Marie Guillon

Né le 22 juillet 1885 à Introdacqua (Abruzzes, Italie), exécuté sommaire le 27 juillet 1944 à Pontevès (Var) ; journalier (bûcheron, cultivateur) ; résistant aide et sauvetage.

D’origine italienne, fils de Scipione D’Eramo et Emilia Tiberi, Raphaël d’Eramo résidait à Belgentier (Var). Peut-être y était-il réfugié. Il y vivait de travaux journaliers, notamment de bûcheronnage. Son épouse, Andrée Lévy, était juive. Le couple avait deux enfants, une fille née en 1923, et un fils, né en 1926. Il hébergeait Henri Lévy et sa femme, originaires d’Amiens, réfugiés dans le Var en 1940, qui étaient les parents de Madame D’Eramo. Raphaël D’Eramo, son épouse, ses deux enfants et ses beaux-parents furent arrêtés le 5 juillet 1944 par des feldgendarmes et des éléments français du groupe Brandebourg replié à Brignoles, où ils furent emprisonnés. Raphaël D’Eramo fit partie du groupe d’otages que les Allemands emmenèrent avec eux lors de l’attaque du maquis FTP Battaglia, dans le massif du Bessillon (Var), le 27 juillet 1944. Ils furent tous exécutés après avoir transporté des caisses de munitions.

Son épouse et ses deux enfants furent transférés à Marseille avant d’être dirigés vers l’Allemagne, mais le train qui les transportait fut arrêté par la Résistance aux environs d’Annonay, le 4 août, et ils furent libérés. Les beaux-parents de D’Eramo, arrêtés avec des papiers au nom de Leblanc, avaient été relâchés huit jours après leur arrestation.

Une stèle fut érigée sur les lieux même du drame pour rendre hommage aux otages fusillés et aux maquisards abattus et un monument au bord de la RN 560, à La Genevrière, fut inauguré le 27 juillet 1945.
 

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158965, notice D'ERAMO Raphaël, Luigi, Maria par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 16 juin 2014, dernière modification le 27 mars 2017.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. du Var, cour de justice de Toulon. — Arch. Dép. des Bouches-du-Rhône, cour de justice d’Aix-en-Provence. — Livre noir de la XVe Région (Services des crimes de guerre). — La Provence Libre, n°27 30 juillet 1945. — État civil.

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