GARRABÉ Yvette, Jeanne, Marie

Par Jean-Pierre Besse

Née le 17 avril 1921 à Castelbiague (Haute-Garonne), exécutée le 27 mai 1944 à Saint-Girons (Ariège) ; sténodactylo ; membre du réseau Gallia.

Yvette Garrabé (1921-1944)
Source : Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla, cliché recadré et retouché par André Balent

Fille de Jean Garrabé, meunier, et d’Antoinette Delort, ménagère, Yvette Garrabé, titulaire du certificat d’études primaires, sténodactylo, domiciliée à Saint-Girons, entra au réseau Gallia des Forces françaises combattantes (FFC).
Parmi ses missions, , elle dut assurer la réception d’envoyés de Londres largués par avion près de Digoin (Saône-et-Loire) dont la mission était l’organisation des services de renseignements des MUR.
Elle fut arrêtée le 25 mai 1944 en même temps que Yves Ouvrieu dit Gilles, responsable régional du service de renseignements du Mouvement de libération nationale. Elle est présentée comme la secrétaire alors qu’en réalité, avec André Guillaumot, lui aussi de Saint-Girons, elle était chargée de recevoir Ouvrieu, condamné à mort par les Allemands, en gare de Boussens (Haute-Garonne) et de le guider afin qu’il réorganise les renseignements dans le département. Arrêtés par deux hommes qui se présentèrent comme des résistants — ils connaissaient le mot de passe et purent donc monter dans le véhicule — mais qui étaient en réalité un Français agent de la police allemande (Philippe Berkane) et un collaborateur membre du PPF (Roger Vidali), ils s’aperçurent de leur erreur et tentèrent de s’échapper. Yvette Garrabé et Yves Ouvrieu furent abattus par eux le 27 mai 1944 avenue du Maréchal-Foch à Saint-Girons. Son acte de décès mentionne son décès à 23 h 15. Employée, elle était domiciliée 9 rue Louise-Morère à Saint-Girons.
Des délateurs auxiliaires de la Sipo-SD de Saint-Girons furent sans doute à l’origine de leur arrestation.
Yvette Garrabé fut fut homologuée sous-lieutenant FFI.
Il existe une rue Yvette Garrabé à Saint-Girons. Une plaque commémorative a été installée à Saint-Girons, sur le lieu où elle fut abattue avec Yves Ouvrieu.

Voir Saint-Girons (Ariège), victimes de la répression allemande et collaborationniste (fin mai-début juillet 1944) et des combats de la Libération, 20-21 août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158996, notice GARRABÉ Yvette, Jeanne, Marie par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 2 septembre 2014, dernière modification le 20 mai 2022.

Par Jean-Pierre Besse

Yvette Garrabé (1921-1944)
Source : Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla, cliché recadré et retouché par André Balent
Saint-Girons (Ariège)
Plaque commémorative dressée au dessus du lieu où furent abattus Yvette Garrabé et Yves Ouvrieu.

SOURCES : SGA, DIMI, Bureau Résistance, 16P244363 (dossier très léger). — Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla, notes manuscrites et coupures de presse don datées de La Dépêche concernant Yvette Garrabé. — Francis Aguila, Passeurs d’hommes et femmes de l’ombre. Ariège-Cerdagne 1942-1944, Toulouse, Le Pas d’Oiseau, 2011, 219 p. [p. 155]. — André Laurens, Ariège 1942-1944. Le PPF Parti populaire français. Un parti politique à la solde des nazis, Toulouse, Imprimerie Corep, 2021, 355 p. [p. 225-226, 257]. — La Dépêche, 15 février 2009. — État civil, Saint-Girons. — Notes d’André Balent.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément