DIÉVART Alfred, Auguste

Par Christian Lescureux

Né le 20 novembre 1906 à Wahagnies (Nord), fusillé le 23 octobre 1942 à Arras (Pas-de-Calais) ; journalier ; militant communiste à Oignies (Pas-de-Calais) ; membre des FTPF.

Fils d’Auguste Diévart, houilleur, et de Marie (née Turbelin), ménagère, Alfred Diévart épousa Élise (née Dournel le 20 juin 1914)) le 26 novembre 1932.
Il adhéra à l’organisation clandestine du Parti communiste en 1940, sous l’impulsion de ses beaux-frères : Eugène Dournel et Voltaire Dournel, et entra en résistance à l’occupant.
Alfred Diévart fit très vite l’objet d’une inculpation pour activités communistes, prononcée par le juge d’instruction de Béthune (Pas-de-Calais).
Il fut arrêté le 28 juillet 1942 par la police française de Carvin pour « menées communistes et détention d’armes » à la suite d’une perquisition de son domicile qui amena la découverte de détonateurs avec cordons Bickford et du matériel de propagande communiste.
Accusé d’activité communiste, de complicité de recel de malfaiteurs et détention d’armes, Alfred Diévart fut condamné à mort par le tribunal militaire d’Arras le 12 octobre 1942 et fusillé le 23 octobre 1942 à la citadelle d’Arras avec ses deux beaux-frères.
Sa femme, leur soeur, fut déportée avec ses deux frères Émile et Gustave Dournel le 27 janvier 1943, elle mourut gazée à Ravensbruck le 25 février 1945.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article159036, notice DIÉVART Alfred, Auguste par Christian Lescureux, version mise en ligne le 22 mai 2014, dernière modification le 3 janvier 2022.

Par Christian Lescureux

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Pas-de-Calais, M5022/2, 1Z677. – État civil. — FMD.

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