BAUDOIN Clément

Par Michel Dreyfus

Né le 9 février 1903 à Bastia (Corse), mort le 25 juillet 1979 à Bastia ; électricien à Paris ; militant syndicaliste CGT ; militant communiste ; conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine.

Fils de Pauline Baudoin, originaire de Marseille (Bouches-du-Rhône), Clément Baudoin (parfois orthographié Beaudouin par erreur) fut élevé par la famille Tomasi dans le petit village de Poretto Brando (au nord de Bastia). Ancien inscrit maritime, il fit son service militaire dans la Marine nationale, où il fut quartier-maître radio-télégraphiste. À sa libération, il entra comme électricien à la Compagnie parisienne de distribution d’électricité (CPDE). Il fut successivement membre de la commission exécutive de son syndicat, secrétaire permanent puis membre du bureau de la Fédération CGT de l’Éclairage. Il était alors vraisemblablement membre du Parti communiste et représenta, avec Émile Loiseau* et Émile Pasquier*, son organisation syndicale au Congrès mondial contre la guerre et le fascisme tenu en août 1932 à Amsterdam. Dès 1927, avec Émile Loiseau*, Clément Baudoin avait remplacé Léon Mauvais* et Marcel Paul* à la direction du syndicat des producteurs. Avec Émile Loiseau* et Marcel Paul*, il dirigea, à partir d’avril 1934, le premier réseau d’œuvres sociales mis en place par le comité intersyndical CGTU des Services publics de la région parisienne : dispensaire, service juridique, groupement d’achats en commun au 4 de l’avenue Richerand (Xe arr.).
Lors du congrès de fusion de Toulouse les 28-29 février 1936, Clément Baudoin devint archiviste, non indemnisé, de la nouvelle Fédération de l’Éclairage dont Raoul Lèbre* était le secrétaire général.
Lors du congrès de la Fédération de l’Éclairage tenu à Lyon en 1937, il fut parmi les cinq communistes (avec Louis Chauviat*, Jean Duflot*, Émile Pasquier* et Marcel Paul*) élus à la commission exécutive de douze membres. Mais il fut évincé de cette instance en novembre 1939 par la nouvelle direction de la Fédération CGT de l’Éclairage, suite au Pacte germano-soviétique et à la déclaration de guerre. La direction de la CPDE refusa de le réintégrer. Mobilisé en 1939-1940, Clément Baudoin participa à la Résistance en zone sud où il devint liaison radio et fut décoré.
À partir de décembre 1944, Clément Baudoin fut, avec René Perron*, secrétaire non permanent de la Fédération réunifiée de l’Éclairage et il fut réélu à cette fonction par la conférence-congrès de cette organisation les 23-24 avril 1945. Lors du XVIe congrès (septembre 1946), il fut élu à la commission exécutive. Depuis octobre 1945, il était conseiller municipal communiste de Paris (Xe arr.) et conseiller général de la Seine ; il fut réélu jusqu’en 1965. Il assurait le secrétariat de l’Intersyndicale des services publics concédés et assimilés de la Région parisienne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article15918, notice BAUDOIN Clément par Michel Dreyfus, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 29 janvier 2020.

Par Michel Dreyfus

SOURCES : Arch. PPo. 89. — L’Éveil du XXe, 14 octobre 1945. — La Voix du peuple, mars 1936. — l’Humanité, 27 juillet 1979. — Le Travailleur parisien, avril 1938. — R. Gaudy, Les porteurs d’énergie, Paris, Temps Actuels, 1982. — B. Weiss, La Fédération légale de l’Éclairage CGT (1936-1944), mémoire de maîtrise, Université Paris VII, 1995.

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